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Le pensionnat des Eléments
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Chunyan... Une petite histoire xD
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Chunyan


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MessagePosté le: 18/09/2008 20:47:02    Sujet du message: Chunyan... Une petite histoire xD Répondre en citant

[Quadruple ? mai non, mais non XD]



Par la suite Chunyan se renferma sur elle-même, lorsqu’elle apprit la nouvelle, lorsqu’elle vit le corps s’éloigner du pensionnat, elle décida de s’en aller elle aussi, mais beaucoup moins loin, et beaucoup moins longtemps : elle se dirigea vers la forêt où elle y resta trois jours. Le premier, elle ne faisait que s’enfoncer dans son élément, où elle pleurait sans arrêt ; elle était triste mais aussi, elle n’arrivait pas à retenir les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle n’y pouvait rien, elle pleurait, il fallait que la colère, la haine, la tristesse sorte. Le deuxième jour, après avoir pleuré et autant marché l’adolescente ne pouvait pas se relever, elle n’y arrivait pas, elle ne pouvait que rester allongée sur le sol, et dormir, se calmer, encore pleurer et se rendormir. Finalement, elle se força à un moment de se lever pour boire ou manger quelque chose de la forêt, puis se rallongea pour dormir, elle n’arrivait pas à rester assez longtemps éveillée ou debout pour réfléchir à se qui s’était passé, à ce qui se passait, pourquoi elle était la, où elle était, quand elle allait enfin se décider à rentrer, elle se moquait royalement que le pensionnat la recherche ou non. Elle s’en moquait totalement. Finalement, le troisième jour, la jeune albinos décida à rentrer, la raison avait gagné sur ses envies de rester dans la forêt ; il valait mieux qu’elle rentre sans quoi elle risquait de causer plus d’ennuis qu’elle y en avait déjà accumulé par ces trois jours d’absences…
Pour ne pas arriver trop rapidement non plus au pensionnat, elle fit un détour par la Tour Nord, endroit tabou et interdit du domaine mais naturellement par esprit de contradiction Chunyan voulait voir l’endroit, au moins une fois. L’adolescente arriva en vue de la tour lorsqu’elle vit que quelqu’un d’autre avec un esprit aussi contradictoire qu’elle : Huro. Plus elle avançait plus elle distinguait et se dessinait la petite forme du jeune albinos : le chapeau haut de forme, les cheveux blanc, la peau blanche, ses vêtements quelques peu bizarres – un short caquis, une espèce de débardeur noir et des chaussettes, une sur une jambe, une autre sur un bras – opposé à la jambe – noir et rouge. Bien qu’il soit bizarrement habillé, qu’il soit différent des autres - tout petit, albinos, et il avait un caractère quelque peu… différent des personnes « normales », Chunyan l’aimait bien, peut être que cela venait du fait qu’il lui ressemble elle n’en savait trop rien. Peut être cela venait il aussi de son caractère : il est fou.
Avant d’appeler Huro – qui était de dos par rapport à elle – elle s’efforça d’avoir une tête plus sympathique à voir, et surtout elle essayait de sourire chose difficile. Puis finalement Huro l’entendit et se retourna, faisant de grands signes en la voyant arriver, aussitôt Chunyan ne put s’empêcher de rire et de sourire.
- Comment vas-tu ? Lui demanda – t – il.
- Ca va, et toi ?
- Ca va. Répondit il, en penchant sa tête sur le côté, visiblement il ne la croyait pas totalement mais au moins il ne lui posa pas de question – merci Huro.
- Qu’est ce que tu fais là, cet endroit est interdit.
- Je pourrais te reposer la question ! ^^
Et Huro sortit un paquet de piment de son sac, l’ouvrit et lui en proposa.
- C’est du piment ?
- Ouais ; t’en veux ? Ils ne sont pas trop, trop fort ceux la.
- Non merci. Tu me fais penser à une personne que je n’ai pas vu depuis bien longtemps, qui s’appelait aussi Huro et qui vénérait le piment comme moi je vénère la pastèque…
- Ah toi tu as rencontré mon frère Shin.
- Shin ? Ton frère ? T’es bien sûr que c’est lui ?
- T’es bien Chunyan Maruyama, la cousine de Naomi ?
- Oui. Il est sortit avec elle pendant un temps… Avant qu’elle ne parte…
- Ouais.
- Pourquoi est ce qu’il porte ton prénom ?
- Ben… En fait il y avait pas mal de problèmes avec mon frère… Lui aussi a des pouvoirs mais il ne les aime pas trop, et surtout il n’arrive pas vraiment à les maitriser… Mes parents ont pensé que c’était par le fait qu’il n’y avait pas assez d’élément en lui, et donc qu’il faudrait plus en apporter par des méditations…
- Ah oui ! Je me souviens de ses méditations quotidiennes !!
- Il les fait encore ? Wow. Bref, il en a eu mare au bout d’un moment de ce rythme, et surtout nos parents le négligeaient un peu, il a eu beaucoup de disputes avec eux, beaucoup de problèmes, et fini par partir. Ma famille étant plutôt grande et importante il ne voulait pas qu’on le retrouve, alors il a prit mon prénom – nous sommes très proches – pensant qu’ils n’iraient pas chercher un « Huro Haduki » mais un « Shin Haduki ». Intelligent non ?
- Oui en effet… Il ne m’a jamais parlé de toi… Et pourtant, pendant le temps où il était avec ma cousine je pensais plutôt bien le connaître !
- Il ne vous connaissait pas tellement, et vu ta famille…
- La famille de ma cousine, s’il te plait. La mienne est peut être compliquée mais pas autant que la famille de ma cousine crois moi.
- D’accord, d’accord la famille de ta cousine. Heu, je te demanderais de ne pas en parler autour de toi ; de cette histoire de nom entre Shin et moi.
- Ne t’inquiètes pas, je ne dirais rien !! Puis Chunyan se tourna vers la Tour Nord : Tour, ce n’était plus vraiment le nom qu’on devrait lui donner, ce serait plutôt le nom de « épave » ou « ruine » qu’il faudrait lui attribuer. Grande, noire, elle avait l’allure d’un bâtiment penché qui allait s’effondrer à tout moment… Elle est bizarre cette Tour.
- Oui assez…Je m’y aventurerais avec plaisir ! Tu crois qu’il y a du piment dedans ?
- Du piment dans la Tour ? Mais t’es aussi fou que ton frère ma parole ! Et…
Mais elle ne pu terminer sa phrase car ils entendirent du bruit derrière eux des cliquetis, lorsqu’ils se retournèrent ils virent Yûka et Arashi se dresser devant eux. Deux des trois surveillants du pensionnat, on racontait qu’ils faisaient des concours du quel était le plus sadique entre eux trois… Enfin, ce concours était surtout actif entre Arashi et Will le dernier surveillant ; tout deux aussi sadique l’un que l’autre. Celui qui se mettait en travers de la route de l’un d’entre eux était un jouet et pouvait prier pour ressortir indemne de leurs idées de punition – torture. Ils étaient trois et avaient tous des pouvoirs différents, Yûka était une sorcière, Arashi une télépathe, et Will faisait ce qu’il voulait des personnes rien qu’en connaissant leur nom… Idem pour Yûka.
L’adolescente recula de quelques pas, déglutissant avec douleur.
* On est mal barré… *
- C’est exacte petite, vous êtes mal barrés. Répondit Arashi aux pensées de Chunyan.
- Merci de ne pas lire dans mes pensées.
- Oh mais de rien, mais je me fais un tel plaisir de lire…
- Alors que faîtes vous là, les enfants ? Demanda finalement Yûka qui était restée silencieuse.
Cette sorcière, elle était habillée bizarrement : toujours de long vêtements de couleur, extravagants, ornés de colliers tout aussi extravagants que les vêtements. On pouvait entendre la sorcière bien à l’avance qu’on la voit.
- Heu… Bah on se baladait, on voulait voir la tour. Répondit Huro.
- Ah Oui ? Je voudrais bien te croire Huro mais il me semble que notre demoiselle Chunyan est absente depuis quelques jours, non ? Cela fait un moment qu’on ne t’as pas vu jeune fille.
- C’est bien possible oui…
- Qu’en penses-tu Arashi, il faudrait punir ces enfants désobéissants : ils ne doivent pas s’approcher de la tour, et encore moins quitter le pensionnat pendant plusieurs jours sans prévenir ; non ?
- Oui, tu as raison Yûka, tout à fait raison.
- Mais pourquoi ?! On ne s’est même pas approché de la tour ! Intervint Huro.
- Peut être, mais voila, il est interdit de s’approcher de l’endroit, de prêt ou de loin ! Il ne faut même pas la voir !
- C’est pas un peu exagéré ? Demanda Chunyan.
- Je pense qu’une privation de pouvoirs pendant trois jours serait des plus correct Arashi tu ne trouve pas ? Fit Yûka, ignorant l’adolescente.
- Oh oui !
- Quoi ?! Une privation de pouvoirs ?! Je ne me laisserais pas faire comme ça, on ne s’est même pas approché !
Aussi Chunyan acquiesça aux mots de Huro, elle était entièrement d’accord avec lui, elle ne se laisserait pas faire. Aussi l’adolescente s’avança, les mains vertes autour d’elle, prête à attaquer l’une des surveillantes, aussi choisit elle Yûka, Huro attaquant par bourrasques d’air l’autre surveillante. Mauvaise idée qu’ils avaient la de vouloir attaquer les surveillantes, car elles étaient beaucoup plus fortes qu’elles ; en effet Yûka ne fit que bouger le petit doigt pour stopper l’adolescente dans son aillant et Arashi elle ne fit que tourner la tête vers le jeune albinos pour le clouer par terre, tressaillant légèrement. L’adolescente voyant Huro cloué par terre, les yeux fermés, visiblement entrain de luter contre quelque chose, essaya de se dégager de l’emprise de Yûka, mais en vain. Elle se tourna vers Yûka.
- Qu’est ce que vous lui faites ?!
- Qu’est ce que tu fais Arashi ?
- Hum ? Oh je lui ressasse des souvenirs peu heureux voila tout.
- Quoi ! Mais vous êtes folle ! Arrêtez !
- Je dois ? Demanda Arashi à Yûka.
- Oh, non attend.
Chunyan soupira puis leva les yeux vers l’éducatrice.
- Pourquoi est ce que vous faites ça ? Pourquoi est ce que cette tour est interdite ? Bon d’accord il y a des risques d’éboulement… Franchement je n’en crois pas un mot.
- Tu veux vraiment le savoir ?
- Oui.
Yûka eu un petit rire puis leva la main vers l’adolescente qui ferma automatiquement les yeux ; là apparu une sorte de monstre, une énorme bête, devant elle. Au début elle ne fit que la regarder, puis elle chargea vers l’adolescente qui essaya de bouger, en vain. Alors qu’elle allait se faire dévorer par l’horrible chose – et qu’elle poussa un cri -, elle revint à la réalité, allongée sur le sol elle leva les yeux vers Yûka.
- Qu’est…qu’est ce que c’était ?
- La chose qui est dans la Tour. On l’a enfermée dans une pierre de la Tour, mais il ne faut pas s’en approcher car elle pourrait se déverrouiller laissant la bête sortir. C’est pour ça qu’on essaye vainement de vous empêcher d’aller dans la tour, mais vous êtes trop têtus pour.
- Je comprends…
C’est à ce moment la que Chunyan se rappela de Huro, qui était derrière elle, elle essaya de se lever et se tourna vers l’albinos. Il avait toujours les yeux fermés.
- Vous ne pensez pas que vous pourriez le libérer là ?
Arashi tourna la tête vers la jeune albinos et ce fut à son tour de voir son passé, de voir les moments les plus difficiles pour elle, de voir sa sœur, et elle fut étonnée de voir qu’elle était en danger. Pourtant, elle était en sureté non ?
La elle entendit la voie de Yûka appeler l’éducatrice, et elle revint à elle-même. Huro aussi.
- Bon les enfants, on va vous laisser… ah et la punition tient toujours, vous êtes privés de vos pouvoirs pendant au moins deux jours.
- Deux jours ?! Firent tout deux.
- Et oui. Aller on s’en va.
Fit l’éducatrice au milles colliers en se retournant, Arashi sur ses pas, toutes deux disparurent entre les arbres. Huro essaya de se lever, mais resta finalement à genoux, n’ayant plus de force.
- Espèces de… Commença – t – il à dire.
- Je te comprends… Ca va toi ?
- Ouais… Et toi ? T’es plus blanche que d’habitude.
- C’est qu’Yûka m’a montré et expliqué pourquoi on n’avait pas le droit d’aller dans la tour…Et Arashi m’a montré des choses que j’aurais préféré ne pas revoir.
Aussi lui expliqua t elle ce qu’elle avait vu, l’espèce de monstre, la tour, la pierre et donc pourquoi ils n’avaient pas le droit d’aller dans la Tour.
- Tu crois franchement que si cette bête existait vraiment ils auraient construit un pensionnat juste à côté ?
- Peut être que la bête est arrivée après ?
- A ce moment la ils auraient abandonné le pensionnat et en auraient fait un autre.
- Oui…Tu as raison.
- C’est des vraies sadiques, elles auraient pu éviter de jouer avec nos sentiments en ce qui concerne Arashi…
- Je crois qu’elle était encore dans son concoure avec Will.
- Oui, possible. Bon, on devrait peut être se lever histoire d’aller vers le pensionnat.
Aussi, Chunyan acquiesça et essaya de se lever mais retomba aussitôt. C’est à ce moment la qu’elle se rendit compte qu’elle se sentait plus la terre sous elle, elle ne sentait plus son élément en elle, et s’assit contre un arbre.
- J’y crois pas, elles, elles sont réussit… Je… Je n’ai plus de pouvoirs…
- Ouais, pareil pour moi… C’est pour ça qu’on arrive plus à se lever.
- C’est fou ce qu’on en est dépendant !
- Oui… Bon attend.
Huro essaya de se lever et se rattrapa à une branche basse d’un arbre, puis s’avança doucement et prit deux branches mortes, à leur taille et en tendit une à Chunyan.
- Tien, prend. Faut qu’on se dépêche le couvre feu est dans peu de temps.
- Ah oui c’est vrai… Bon allons y.
Aussitôt tout deux se mirent en route du pensionnat, Huro essayait de faire de l’humour histoire de penser à autre chose qu’à leur perte de pouvoir, mais n’y arrivait pas tellement. Il les comparait à deux vieux essayant vainement de marcher et de faire la course, ou ce à quoi ils ressembleraient plus tard, essayant de faire des jets de dentiers, et autres bêtises de ce genre. Puis il parla de la nourriture, et remarqua qu’il n’avait pas envie de cuisiner ce soir, il était trop fatigué pour ; aussi Chunyan se demanda si le jeune albinos n’avait pas de la fièvre, mais non, c’était de la fatigue rien de plus. Ils arrivèrent pile à l’heure au pensionnat, avant le couvre feu, et montèrent tout deux dans les chambres avec beaucoup de mal.
- Eh Huro ? Fit Chunyan, avant d’entrer dans son appartement.
- Oui ?
- Tu diras bonjour de ma part à Hu… Shin la prochaine fois que tu le verras ?
- Je n’y manquerais pas !
- Merci. Bonne nuit.
- Bonne nuit.
Et elle entra dans son appartement. Chunyan ne mit pas longtemps avant de retrouver son lit et de s’endormir.


*°¤.¤°*


Une bonne semaine plus tard, le temps qu’elle reprenne correctement ses pouvoirs et ses forces, la première chose que fit l’adolescente est d’aller dans la forêt, naturellement. Elle s’enfonçait plutôt profondément, pensant à de choses et d’autres, surtout lorsqu’elle passa devant la rivière, elle repensa au dernier jour où elle le vit. Finalement la fille de la terre préféra ne pas s’attarder ici et continua de marcher jusqu’à ce qu’elle arrive en vue du lac. Elle s’y assit, pas trop proche de l’eau tout de même, et regardait devant elle. Tout d’abord, elle n’était pas sûre de ce quelle voyait : une silhouette noire, qui faisait des formes avec du feu. Un fils du feu ? Non, il n’y avait pas d’animal à côté de lui, mais ce pouvait être une personne du feu. Elle se leva, curieuse de voir qui c’était. Tout en s’approcha, une petite boule se forma au font de son ventre : la personne avait la peau plutôt blanche, et surtout elle était coiffée les cheveux brun en pétard, la dernière personne qu’elle avait vu à être comme ça, elle voulait la tuer…
Ses doutes se transformèrent en certitude : c’était bien Sasuke. Elle s’approcha pour s’arrêter à quelques mètres de lui, elle n’avait pas trop confiance. Celui-ci se tourna vers elle, visiblement il ne se souvenait plus tellement d’elle, ou de son nom, puis son regard s’illumina, et fronça les sourcils s’attendant peut être à ce qu’elle l’attaque.
- Tien, Sasuke qu’est ce tu fais ici ?
- Ca te regarde ?
- Je vois que tu n’as pas progressé en ce qui concerne ton amabilité.
- Et ?
- Et rien.
Chunyan fronça les sourcils, visiblement elle n’était pas la bienvenue, mais comme cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas vue et qu’elle avait une forte envie de l’embêter un peu au lieu de le tuer – pour une fois – elle resta.
- Tien, tu va me dire que ça ne me regarde pas, mais t’as tué ton cher frère Itachi ? Ah et au fait, comment vont Sakura et Naruto ?
- . . . en effet ça ne te regarde pas, mais – pas par plaisir- je vais te répondre : non je ne l’ai pas encore tué, c’est pour ça que je suis ici. Et en ce qui concerne Naruto aux dernières nouvelles il me recherche encore, et Sakura je suppose qu’elle est avec lui, je ne sais pas.
Chunyan hocha la tête, il n’y avait plus rien à dire.
C’est à ce moment la que sortit une personne d’entre les arbres, une fille brune, et visiblement n’avait qu’yeux pour l’Ushiwa – pour changer. Visiblement, l’évocation de son frère l’énerva et un cercle de flamme se forma autour de lui, autant pour tenir à distance Chunyan que l’autre fille. Elle ne la connaissait, personne de son registre des connaissances…
- Qu'est-ce tu fous ici...j'pensais avoir été clair...
- Ooh... Sasuke-kun... t'es vraiment pas drôle , quand j'pense à notre relation... on pourrait l'approfondir n...
Visiblement la fille ne savait pas qu’il n’y avait rien à chercher dans ce corps sans cœur ni âme… Elle eu un petit rire.
- Mais... Sasuke-kun... pourquoi t'es toujours comme ça... tu m'as recruté pour quoi faire au juste ?
-... Je peux pas nier que tu as des capacités qui me seront utiles.
- Oh... tu l'avoues enfin !
- Dis , tu peux pas te reculer d'une vingtaine de mètre , histoire que je puisse respirer ?
- Dis , tu pourrais pas plus faire attention avec tes flammes ? Tu pourrais brûler des trucs…
Chunyan haussa un sourcil, joli dialogue. Visiblement la fille était de la terre, elle pouvait le sentir en elle, elle pouvait sentir qu’elle était de son élément. Elle regarda encore un moment le cercle de feu ; comptait il tout cramer encore une fois ?
- Sasuke, c’est pas pour être chiante hein, mais évite de cramer la forêt.
- Qui te dis que j’ai pas envi de recommencer ? Et toi tu veux bien partir ?
Finalement la fille, la brune nommée Karen partit, vexée.
Chunyan la regarda s’éloigner puis se tourna vers l’autre fou au feu.
- Rien.
Elle releva la tête en haussant un sourcil en regardant Sasuke. Elle avait beaucoup changé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vu, non seulement elle était plus pâle mais avait aussi un regard plus froid par Nathaniel mais aussi par une petite visite de sa sœur qui n’avait rien arrangé à l’humeur de la protectrice des mauvaises herbes.
Finalement le cercle de feu diminua pour disparaître totalement.
- Dis t’aurais pas vécu un choc émotionnel violent y a pas longtemps ? Genre meurtre ou suicide ?
Chunyan haussa un sourcil lorsque Sasuke parla la deuxième fois, elle releva la tête, haussant le deuxième sourcil. Elle était étonnée pour deux raisons, une : Sasuke avait parlé deux fois, il battait son record en présence de l’adolescente, deuxième raison, depuis quand est ce que le manipulateur de serpents s’intéressait aux sentiments et à la vie de Chunyan ? Itachi l'avait frappé trop fort lors de son dernier combat ou quoi ?
En tout cas, il avait bu juste elle avait vécu un choc émotionnel violent l n’y avait pas très longtemps, mais devait elle lui répondre ? Elle n’en était pas tellement sûre, il pourrait se servir de ça comme « arme » contre l’adolescente si elle l’énervait un peu trop. C’était devenue une faiblesse pour elle maintenant. Pourquoi est ce qu’on avait un cœur et une conscience je vous le demande ?! Elle soupira puis décida de répondre.
- Oui, un ami… tu en as peut être entendu parlé, il s’est suicidé. Il s’appelait Nathaniel.
Prononcer son nom lui faisait encore mal, c’était horrible, comme un poignard entrant dans son ventre, comme si on le retournait dans sa plaie.
- Tu connaîtrais pas une manière, simple, directe et sans douleur pour se suicider, dans le cas où ça me prendrais l’envie d’en finir avec cette chienne de vie ?
Elle sourit rapidement, sachant que Sasuke devait connaître beaucoup de manière pour en finir avec la vie, il devait bien y en avoir une dans le lot qui correspondait aux critères que demandait Chunyan ?
C’est à ce moment là qu’elle vit que Sasuke était blessé,cela ne changerait pas de d’habitude, il avait du se battre avec on ne sait qu’elle personne pour on ne sait qu’elle raison. De toute manière, il était toujours recherché ça expliquait peut être justement la raison de sa plaie et de la tache rouge sur son haut blanc qui se formait. Monsieur devait savoir que l’adolescente se moquait bien des garçons qu’ils soient ou non très musclé et qu’elle n’était pas du genre à « se rincer l’œil » retira son haut pour panser sa plaie, il aurait pu lui demander de l’aide mais ce qu’on appelle la fierté avait visiblement prit le dessus car il voulu le faire seul. A lui de voir. Elle attendit un moment puis il lui répondit, lui disant qu’auparavant, il y avait huit ans, son frère Itachi avec un meilleur ami appelé Shishui. Ce meilleur ami s’était occupé de Sasuke comme un second grand frère lorsque justement son grand frère n’était pas là. Un jour, on le retrouva mort, une lettre sur son ventre, disant qu’il s’était suicidé, naturellement ce suicide ne fut pas accepté et on accusa le frère de Sasuke de l’avoir fait. Tout ce qu’ils réussirent à prouver est comment il avait réussit à imiter l’écriture du mort sur la lettre.
Chunyfant fut assez étonnée qu’il lui dise autant de chose, il venait d’enfiler plusieurs phrases à la suite ! C’était très étonnant, et plutôt rassurant, cela voulait dire qu’il venait de faire un pas vers la sociabilité, il l’acceptait un peu plus, wouah. Ce qui l’étonna par la suite, c’est qu’il avait l’air triste, il venait de se rappeler de certaines choses dont sa cousine avait été témoins quelques mois auparavant lorsqu’il l’avait emmené dans une espèce de monde parallèle. Se rappelait il bien la mort de sa famille ? Elle ne pouvait vraiment le savoir. Elle se serait bien approché, mais s’en garda bien, au cas où.
- En revanche je ne connais pas de moyen facile et rapide pour se suicider, mourir, quand on meurt c’est toujours souffrant. Je vais te dire, se suicider est lâche, on fuit les problèmes qui s’opposent à nous, on dit adieu à ceux qui nous entourent, si tout le monde faisait comme toi, tout le monde se suiciderait pour un oui ou un non. Ceux qui vivent sont ceux qui sont courageux, ceux qui vivent et surtout qui continuent à vivre en tenant un poids derrière eux, en se relevant d’une mort ou autre, eux sont respectables. Pour moi, ceux qui mettent fin à leur vie sont des sous merdes.
Chunyan baissa les yeux, il avait réussit à la dissuader de mettre fin à sa vie, elle ne voulait pas faire de mal autour d’elle, et puis sa vie se terminerait bien assez tôt avec sa sœur qui se mettait toujours dans des situations extrêmes elle finirait bien par mourir et elle, elle s’écroulerait par terre pour ne plus vivre. Elle en remercia Sasuke de l’avoir dissuadé de se suicider.
Finalement, il lui expliqua comment il s’était fait cette blessure, alors qu’elle ne lui avait rien de mandé, parlant d’une personne qu’elle ne connaissait pas, mais une de ses amies si. Rikku, une fille qui avait accompagné Dakara en dévalisant une boutique de Saké, elle était revenue complètement bourrée, mais visiblement heureuse… Quoi qu’il en soit, il était venu ici un moment pour se reposer, et attendre le moment où il devait avoir « rendez-vous » avec son frère. Elle sourit rapidement, puis elle réfléchit un moment.
- Tu va peut-être trouver ça fou et bizarre de ma part de te dire ça, mais si tu as besoin d’aide pour quoi que ce soit, enfin le rendez vous avec ton frangin la, ou je ne sais pas, je t’apporterais mon aide.
Visiblement l’Ushiwa trouva en effet bizarre que « la protectrice des mauvaises herbes » comme il l’appelait avant lui proposa son aide, mais accepta finalement. Enfin de compte, à ne plus rien ajouter, elle décida de partir laissant l’autre maître aux serpent se concentrer s’il voulait s’entraîner ou autre.

*°¤.¤°*

Finalement par la suite elle ne croisa plus Sasuke, il avait disparu, peut être parce qu’il avait fait une attaque à son frère et qu’il avait gagné, ou perdu, ou tout simplement il était contraint de partir ? Elle n’en savait rien et cela n’allait pas l’empêcher de vivre.

Visiblement ils ne voulaient pas la lâcher, et Chunyan essayait de les semer… Par chance, elle courait plus vite qu’eux, mais elle s’essoufflait aussi très vite. L’adolescente entra dans un super marché, la, elle pourrait peut être les forcer à partir ? Elle parcouru les différents rayons lorsqu’elle arriva dans celui des épices et que vit elle ? Huro. Elle s’en approcha en courant.
- Eh ! Chunyan comment ça va ?!
- Elle est la !
- C’est des nouveaux amis à toi ? Demanda – t – il.
- Ils ont l’air d’être mes amis ? Répondit – elle entre deux souffles.
Huro eu un petit rire puis prit l’adolescente par le bras et l’attira dans le rayon des surgelés. Il voulait les congeler ? La, arrivèrent les trois personnes qui la suivaient, ils étaient plutôt grand et pesaient au moins chacun le double du poids de l’adolescente.
- Qu’est ce que t’as fait pour qu’ils te suivent ? Murmura Huro.
- Je leur ai dit de s’attaquer à quelqu’un de leur taille alors qu’ils étaient entrain de terroriser un enfant de dix ans.
-Tu sais que tu ne fait pas leur taille ?
- C’est pour ça que je suis partie… Je ne voulais pas faire de séisme…
- Bien vu.
- Alors on est coincée petite ? Dit le plus grand, le plus gros et surement le plus stupide de la bande.
Elle n’eu pas le temps de répondre qu’elle eu soudain très froid, normal Huro avait une main au dessus des surgelés et l’autre vers les trois gars qui visiblement aussi avaient froid. Le jeune albinos, lui, n’avait en aucun cas froid, et Chunyan du se tenir à quelque chose pour ne pas glisser car le sol naturellement était gelé à présent. Au bout d’un petit moment de gel Huro arrêta et l’air redevint normal, les trois gars se frottant les bras pour se réchauffer.
- Venez, on s’en va, ils sont du pensionnat, faut pas trainer ici !!
Et tous partirent, visiblement ils laisseraient Chunyan en paix à présent. Cette dernière les regarda partir en poussant un soupir de soulagement puis eu un petit rire. Huro à côté d’elle sourit puis regarda Chunyan :
- La prochaine fois, évite de chauffer des personnes…
- Ouais… Merci. Au fait, tu cherchais du piment ?
- Oui, mais ici ils n’en ont pas.
- Suis moi, je sais où on peut en trouver, et du bon.
Aussitôt, l’adolescente avança et sortit du magasin suivit de Huro de prêt. Ils traversèrent la ville, la grande avenue, puis la jeune albinos entra dans une petite allée et s’arrêta devant un magasin à l’allure miteuse. Elle y entra, et Huro eu l’impression – d’après son regard – d’être entré dans le paradis des épices ; il traversa les différents rayons, pendant que Chunyan attendait à l’entrée. Finalement l’albinos ressortit, des épices pleins les bras, et surtout, du piment. Le jeune garçon paya ses achats, puis finalement les deux adolescents se dirigèrent vers le pensionnat.
- Je ne savais pas qu’il y avait un magasin ici !!
- Moi non plus. En fait je me baladais en passant par les ruelles et différentes sentes, et puis je suis tombée sur ce magasin, je me suis dis qu’il fallait que je t’en fasse part, que ça allait te plaire.
- Tu parles que ça me plait !!
Chunyan éclata de rire. Huro, pour la « remercier » lui proposa de manger dans son appartement, il était déjà en train de concocter un menu spécial épices dans sa tête ; naturellement elle accepta. Tout en montant les escaliers, ils parlèrent de différents plats qu’ils pourraient faire, mais lorsqu’on parle on ne fait pas forcément attention où l’ont met les pieds, aussi les deux albinos arrivèrent dans un couloir qu’ils ne connaissaient pas. Ils regardèrent dans les deux sens, un côté il y avait de la lumière, et d’un autre il n’y en avait pas, aussi se dirigèrent ils vers la gauche, là d’où venait la lumière. Plus ils avançaient, plus elle était vivre, lorsqu’ils arrivèrent au mur, la lumière les aveuglait presque, mais l’adolescente voulait voir ce qu’il y avait sur le mur. La curiosité est un vilain défaut à ce qu’on dit ; elle comprit pourquoi.
Sur le mur était gravé des symboles qui n’avaient aucun sens pour elle, et en son centre une sorte de joyaux rouge, lorsqu’elle le toucha les deux albinos tombèrent.
L’adolescente tomba sur quelque chose de dur, mais réussit tout de même à se relever.
- Huro ?
- Oui.
-Tu es où ?
- Là.
- Où ça là ?
Et c’est à ce moment qu’elle sentit une main se poser sur son épaule gauche, sur le coup l’adolescente poussa un cri qui raisonna dans la pièce. Une pièce ? Où étaient-ils ? Il faisait noir, elle ne voyait rien, absolument rien, aucune lumière, le sol était en pierre Chunyan pouvait le sentir, mais ils ne voyaient rien. Finalement ils décidèrent d’avancer tout droit, jusqu’à ce qu’ils entendirent un rire, le genre de rire que l’on entend dans les films, le genre de rire qui fait peur, à la fois sadique et digne d’un fou à lié. Les deux albinos essayèrent de voir d’où cela venait, mais cela leur était malheureusement impossible, naturellement.
Soudain les deux enfants butèrent contre une sorte de pierre et une grande fatigue les submergea. Ils tombèrent à terre, avant de fermer définitivement les yeux, ils virent tout deux la silhouette d’une femme aux long cheveux se dresser devant eux.

Chunyan ouvrit les yeux dans l’appartement de Huro, elle était allongée sur le canapé, aussi se releva-t-elle et regarda autour d’elle : le jeune albinos était assit à la table du salon, Yûka de l’autre côté la regardant.
- Qu’est ce… qu’est ce qui s’est passé ? Pour… Pourquoi est ce qu’on est ici ? Finit-elle par demander.
Elle chercha une réponse dans les yeux de Huro, qui lui répondit par un haussement d’épaules, et Yûka soupira.
- Bon maintenant que tu es réveillée je peux vous le dire, je n’aurais pas à me répéter. Je vous ais retrouvé dans les combles ; lorsque j’étais dans mes appartement j’ai sentit une vive puissance s’infiltrer dans le pensionnat, aussi ai-je préféré aller voir ce qui se passait, cela m’a mené aux combles où vous erriez dans le noir. – elle leva un doigt pour faire taire Chunyan qui allait lui couper la parole – C’était un petit piège de l’ancien directeur du pensionnat. Il est mort, mais son âme réside encore ici, nous avons réussit à le capturer et à l’enfermer dans la Tour Nord, mais pas encore à le faire disparaître, c’est pour cela que vous ne devez pas aller dans cet endroit. Cela est assez clair pour vous ? La magie qu’il utilise est vraiment forte, Will n’aurait pas réussit à vous sortir de là. Il n’aurait eu aucune chance.
L’adolescente fronça les sourcils, c’était donc pour cette raison la qu’ils ne pouvaient pas aller à la Tour ? Pour un directeur mécontent ?
- Bon je vais vous laisser, je dois aller voir qui se balade trop prêt du réfectoire.
Et Yûka partit, faisant tinter ses colliers au grès de ses pas. Huro la regarda, puis regarda Chunyan.
- Wow, un directeur rien que ça… Son âme… Faut le faire quand même non ?
- Ouais…
- Bon je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai faim, tu veux manger quelque chose ?
- Hein ? Heu non merci…J’ai des trucs à faire dans l’appartement…
Elle se leva et sortit de l’appartement de Huro, lui faisant un dernier signe d’au revoir.


*°¤.¤°*

On se demanderait pourquoi certaines personnes font certaines choses bien qu’elles n’aient pas le droit. En effet, Chunyan comme à son habitude était allée dans la forêt, sans espoir de dommage elle continuait d’avancer dans les profondeurs de l’endroit naturel lorsqu’elle sentit une vive douleur la prendre au ventre. La dernière fois qu’elle avait sentit une telle chose, c’est lorsque la terre se mourrait, lorsqu’on attaquait l’élément, et les dernières fois que c’était arrivé, c’était à l’incendie de la forêt et à la « tempête » de Nathaniel. Là, c’était la même douleur, aussi se concentra-t-elle et commença à courir vers l’endroit où était meurtrie la terre. Tantôt on gorgeait la terre d’eau, tantôt on la brûlait, c’était incompréhensible ! C’est pourquoi elle était venue voir.
Elle y arriva, à la clairière, et que vit-elle ? Deux personnes se battre. Qui ? Pour répondre à cette question, elle devait se rapprocher, et elle fut étonnée de voir que c’était des professeurs ! Le professeur du feu, et l’autre à en voir les pouvoirs, le professeur de l’eau. L’eau, quel élément… Pourquoi se battaient-ils ? Elle n’en avait aucune raison. La douleur la reprit de plus belle, se baissant, tenant son ventre avec les mains. Cela faisait trop mal. Chunyan se força à ne plus penser à la douleur, et marcha jusqu’à un arbre, l’arbre le plus proche du combat et y monta jusqu’à une grosse branche. Là, elle s’assit et regarda, voyant l’horreur de ce qui se déroulait devant elle : la clairière était dévastée, brûlée, renversée, déchirée, elle ne ressemblait plus à la clairière qu’elle connaissait autre fois. Ce n’était plus l’endroit où elle allait avec certaines personnes pour se calmer, pour réfléchir par le simple fait que ces deux professeurs faisaient un combat stupide !!
Elle ne pouvait pas rester ici, elle ne pouvait pas rester la à regarder, alors qu’un endroit naturel était en train de mourir sous ses yeux !
Il y avait un dragon de feu, formé par le maître du feu, et une autre chose par le maître de l’eau, alors qu’ils allaient s’attaquer et provoquer une horreur, Chunyan descendit de l’arbre et s’avança demandant, ordonnant aux professeurs d’arrêter de se battre, et de la il y eu un noir.
Elle entendit quelques personnes parler, mais de là à celle comprenne ce qu’ils disaient, et qui parlait, elle n’y était pas.
« - Qui a encore touché à la forêt ? Hein ? Histoire que je sache qui disputer après que je l'aurais soigné !
# Temps #
- Alors ? J'attends...
- Ecoutez madame, nous ne faisions qu'un combat "amical"...
- Je m'en moque totalement, vous savez bien que pour ça il y a des places prévues !
- Oui, mais il est privilégié pour les élèves...
- Ecoutez, mademoiselle Katsumi. Le combat était en dehors des limites de toutes habitations et aussi de touts élèves. Nous savons tous que le terrain est réservé en premier lieu aux élèves. Mais réfléchissaient une minute : que diraient les élèves en voyant le professeur du feu et de l’eau se battre, même amicalement. Il y aurait put avoir un bouleversement dans l’esprit des élèves et nous aurions jeté de l’huile sur le feu. Vous comprenez maintenant pourquoi nous sommes restés éloignés ? »

Katsumi ? Elle était dans l’infirmerie ? Elle essaya de revenir vers la réalité, vers les sons,qu’ils parlent encore elle savait où se diriger… Mais non, il n’y avait plus de bruit. Elle fronça les sourcils puis finit par ouvrir les yeux, tout ce qu’elle voyait c’était un plafond. Blanc. Elle se releva légèrement et vit le maître du feu, et une autre personne… qui était elle ? Ah. Le maître de l’eau. Finalement, Katsumi approcha regarda si elle allait bien et repartit obligeant les professeurs à lui expliquer pourquoi elle était là. Qu’est ce qu’on lui cachait ?
Finalement le professeur de l’eau lui dit qu’elle était tombée dans les pommes devant leur appartement et que par la suite il l’avait directement conduite ici ; elle n’en croyait pas un mot. Le professeur de l’eau dit par la suite au maître du feu qu’il pouvait s’en aller. Ce qu’il n’accepta pas, naturellement. Il entraîna le professeur de l’eau vers le font de l’infirmerie et parlèrent un moment, ce qui lui laissa le temps de demander à l’infirmière pourquoi elle était ici, mais lui répondit qu’elle ne pouvait pas lui expliquer, que c’était aux professeurs de le faire et finit pas s’éloigner pour laisser place à Longar.
- Tu as l’air bien fébrile petite, mais bon je ne vais pas tourner autour du pot trop longtemps tu dois te reposer et moi m’occuper de mes affaires. Tu te souviens du combat entre le professeur du feu et moi même ? Non visiblement pas. Quoi qu’il en soit tu as perdu connaissances lorsque j’ai fait une technique défensive au sol, j’ignorait que tu te trouvais la. Bref, tu es entrée dans une sorte de transe et j’ai du me servir de certaines de mes techniques pour que le mal cesse et je t’ai endormie par la suite et nous t’avons emmenée ici.
Chunyan avait écouté le monologue en silence, mais au fur et à mesure qu’il parlait, surtout du combat, les sourcils de l’adolescente se fronçaient. Décidément il y en a certaines personnes qui ne comprendront jamais, non, il fallait toujours qu’ils se fassent remarquer. Si elle avait été en forme, elle aurait sauté sur ses pieds pour étrangler Longar mais non, là, elle n’était pas assez en forme pour ça.
- Vous avisez pas de recommencer.
- Les menaces sont inutiles, j’ai retenu la leçon merci.
Et c’est à ce moment la que Junior devait se faire remarquer ; Junior, la chose qu’elle devait sans cesse nourrir sans peine d’entendre un gargouillement sonore toutes les deux heures se fit remarquer. Normal. Et visiblement cela fit énormément rire Longar, tandis que l’adolescente baissa la tête rougissante, maudissant son ventre. Finalement le professeur s’arrêta de rire, s’excusant, puis son visage changea, une tristesse s’y lit, pour qu’ensuite il passa une main sur son visage et il redevint joyeux. Bizarre.
- Tu veux quelque chose à manger ? Dit il en se levant. A moins que tu ne puisses pas ? Demanda – t – il par la suite en regardant l’infirmière.
Katsumi avait tout vu, elle acquiesça disant qu’elle pouvait manger ce qu’elle voulait, tant qu’elle ne tombait pas malade, mais vu la minceur de l’adolescente s’en était peu possible et qu’il valait mieux justement qu’elle mange plus. Elle salua le professeur et Chunyan pour partir, en refermant la porte de son bureau elle sut exactement ce qu’elle allait dire, ce qu’allait demander l’adolescente, son fruit préféré :
- De la pastèque ! Beaucoup de pastèque !
Voilà, de la pastèque. C’était son fruit préféré, chose plutôt étonnante car c’était un fruit à base d’eau, or l’adolescente détestait l’eau, mais elle l’adorait ce fruit… Bizarre. Mais sa sœur aussi l’adorait, c’était bien la un des seul point commun qu’elles avaient…
Donc le professeur sortit pour aller chercher de la pastèque. L’adolescente était très étonnée qu’il fasse une telle chose, enfin un professeur qui était ou allait être proche des élèves ! C’était rare de notre temps. Elle sourit, puis pour s’occuper du temps d’attente – car elle ne voulait pas dormir. Tout d’abord, l’adolescente se leva et s’approcha d’un miroir qui était au font de l’infirmerie et remarqua qu’elle avait changé, encore une foi, c’est Lain qui allait être contente. Puis Chunyan chercha un livre dans son sac, et commença à le lire. Au bout d’une demi heure, elle se demanda où il était, s’était il perdu ? Elle haussa les épaules et reprit sa lecture.
Deux heures plus tard le professeur revint avec une corbeille chargée de fruits qu’il posa sur sa table de chevet.
- Je suis désolé mais je me suis un peu perdu… Et je n’ai pas trouvé de pastèque, mais je te promet que dès que j’irais au marché en ville je t’en apporterais une.
Chunyan, après avoir déposé son livre sur la table de chever à côté de la corbeille, regarda parmi les fruits ce qu’elle pourrait bien prendre en replacement de son fruit préféré ; tout en rassurant le professeur que ce n’était pas bien brave.
- Ah ! Une pomme granny ! Génial !! ^^
Elle vit du coin de l’œil le professeur sourire puis s’intéressa au livre de l’adolescente, le regardant un moment, visiblement il ne connaissait pas. Finalement il le reposa et lui demanda ce qu’elle aimait faire, que lui aimait la musique, le dessin et la peinture, qu’il détestait la violence et c’est pourquoi il s’était axé sur la défense affirmant qu’une défense infranchissable était bien plus efficace qu’une attaque dévastatrice. Finalement, il sortit une feuille et un fusain demandant à la jeune albinos de rester naturelle : il allait faire un croquis d’elle.
L’adolescente, sur le coup, rougit ; elle était tout sauf habituée à ça, surtout çà ce qu’il la dessine elle. Finalement l’albinos sourit, et commença à conter l’histoire du livre qu’elle lisait tout en mangeant sa pomme, cette dernière terminée elle prit une pèche et réfléchit un moment à la question du professeur : qu’aimait-elle faire ?
- Heu… J’aime beaucoup marcher, me promener dans la forêt du pensionnat et escalader la montagne qui est derrière. J’aime aussi lire, et dessiner mais ce que je fais ne ressemble à rien. Pour ma part, je n’aime pas non plus me battre…
- Tu adores dessiner et te balader… Ah, j’y pense, tu connaîtrais un certain Rongar par hasard ? Il m’a parlé de toi, et de ta jumelle Lain… enfin plus d’elle. J’ai pas tout comprit, une histoire de cigarette et de sadisme, enfin ils ont des relations assez tendues. Bref, il m’a donné une description de ta sœur et je remarque que vous êtes très différentes, t’aurais une photo d’elle ?
Sa sœur ? Comment… Il était au courant de sa sœur ?
Il fallait qu’on lui reparle d’elle, naturellement… c’était trop simple de laisser couler, qu’on ne parle pas d’elle, non, il fallait qu’elle en réentende parler. Elle écouta ce qu’il disait, et comprit qu’elle était plus ou moins en danger. Elle s’en était doutée dans la dernière lettre qu’elle lui avait envoyé avec la photo, elle lui avait parlé de Rongar et de petites balades au clair de lune dans la ville le soir sur les toits des maisons, et de courses poursuites aussi.
Chunyan ne pouvait pas supporter sa sœur, mais comme c’était sa sœur et qu’elle était doté d’un cœur – dans la théorie – elle ne pouvait tolérer qu’on fasse de mal à sa jumelle.
Finalement elle sortit une photo la tendant à Longar.
- Elle date d’il y a deux mois. On est très différentes en comparaison là… Ce qui est bizarre, parce qu’on se ressemble comme deux gouttes d’eau en temps normal. Mais elle m’a dit qu’elle était dans une ville un peu bizarre, et peu de temps après être arrivée la bah elle s’est mise à changer, les cheveux et yeux marrons, une peau un peu moins blanche… Et ses pouvoirs ont été neutralisés aussi. Elle est de l’eau.
Elle lui expliqua aussi qu’elles ne s’entendaient absolument pas, bien qu’étant jumelles, elles étaient très opposées niveau caractère. Puis, elle repensa à Rongar.
- Bien qu’on ne s’entende pas, je vous jure que si Rongar fait quoi que ce soit à Lain, il le regrettera amèrement, croyez moi. Qu’il ne s’avise pas de toucher à un seul des cheveux de ma sœur.
- Pourquoi es tu aussi agressive ? Demanda – t – il en lui rendant la photo.Tu peux tout à fait donner ton avis sans pour autant faire comme si tu allais manger la personne en face de toi. Tien, je te laisse le croquis, je dois malheureusement m’en aller car j’ai encore beaucoup de travail ;et je crois de toute manière que l’infirmière ne veux plus me voir.
Sur ce il se leva et fit une bise sur la joue de l’adolescente qui la fit rougir – il serait temps qu’elle s’y habitue à ce genre de choses, puis elle tourna la tête, Katsumi regardait Longar d’un air mauvais, se demandant sûrement quand il allait laisser l’adolescente tranquille. Enfin l’adolescente porta son attention sur le croquis qu’il lui avait donné, c’était elle en train de tendre le livre à Longar ; bizarrement elle se trouvait plus jolie sur le dessin qu’en réalité, cela la fit sourire et en remercia le professeur.
Chunyan se souvint de la réflexion du professeur sur son caractère et répliqua qu’elle était comme ça, et surtout qu’elle n’était pas prête de changer ; le professeur lui répondit avant de partir qu’il serait bien pour elle de changer, mais qu’elle était tout aussi mignonne comme ça.
Elle le regarda partir, et lorsqu’il ferma la porte de l’infirmerie l’adolescente se rallongea sur le lit, elle due à la fatigue elle s’endormit de suite.

*°¤.¤°*


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MessagePosté le: 18/09/2008 20:47:02    Sujet du message: Publicité

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Chunyan


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MessagePosté le: 18/09/2008 20:50:20    Sujet du message: Chunyan... Une petite histoire xD Répondre en citant

[Bon, bon, c'est le dernier, promis j'arrête xD]



Chunyan avait par la suite rencontré encore un bon nombre de personnes, notamment une personne de l’eau nommé Shimizu se révélant très sympathique, et plutôt comique aussi. Une fois qu’elle était allée dans la salle d’entraînement il s’y trouvait assit contre un mur essayant de faire des figures avec son élément, mais visiblement il n’y arrivait pas totalement – quoi que les bateaux qu’il faisait étaient magnifiques d’après elle. Pendant cet entraînement ils parlèrent un peu et l’adolescente apprit qu’il ne connaissait pas encore très bien le pensionnat, aussi elle lui conseilla directement de ne pas aller à la Tour Nord, naturellement l’albinos avait oublié que déconseiller quelqu’un de ne pas aller quelque part incitait justement la personne à y aller… C’est ce qu’on appelle une forme de bêtise humaine, ou curiosité aussi. Elle essaya naturellement de l’en dissuader mais rien à faire, une véritable tête de mule…
Finalement l’adolescente conclu que le seul moyen d’empêcher cette tête de mule à ne pas aller à la Tour Nord était de la surveiller, ce qu’elle fit. Après les cours, après le travail, après être sortie du pensionnat l’adolescente se dirigea vers la forêt, un gilet sur elle, capuche rabattue elle marchait à vive allure entre les arbres pour enfin arriver en vue de la Tour. Chunyan, comme à son habitude monta sur un arbre et s’assit sur une grosse branche, laissant pendouiller ses pieds ; faisant néanmoins attention à ne pas se faire prendre par une personne qui trouverait comique de tirer sur le pied de l’adolescente… Mais c’était tout sauf drôle. Quoi qu’il en soit elle ferma les yeux, laissant tout de même ses sens en éveils ; lorsque enfin elle l’entendit arriver, elle le vit prêt de l’arbre, et la elle se laissa tomber la tête en arrière. Shimizu la vit, la tête en bas, la capuche rabattue sur ses cheveux blanc :
- Tu m’as fait peur ! J’étais venu voir comment cette tour était gardée, et pas de Yûka !! A moins que tu ne sois elle ? A quoi elle ressemble au fait ?
Chunyan fronça les sourcils.
- Excuse de t’avoir fait peur et non je ne suis pas Yûka, je ne lui ressemble absolument pas !! Yûka est grande, a de long cheveux noir et elle est une sadique née d’il y a au moins 100 ans !!
Elle eu un petit rire puis finit par descendre de l’arbre histoire que le sang ne lui monte pas à la tête. En bas, elle regarda Shimizu de sa petite taille et murmura un « c’est pas juste ».
Visiblement la description que fit Chunyan de Yûka fit tilter l’adolescent.
- De ce que tu dis, t’as du être pas mal punis par elle, je me trompe ? Et qu’est ce qui est pas juste ? Qu’est ce que j’ai dis ?
- Toi ? Non, non t’as rien dis, c’est moi. Je me trouve un peu trop petite.
- Hein ? Petite ? Ce n’est pas si grave pourtant ! Il en faut pour tout les goûts non ? Petit, grand, moyen, moi même je ne suis pas si grand que ça ! Un mètre soixante treize pour un garçon c’est limite trop petit ! Et puis c’est mignon les petits, beaucoup de personnes préfèrent les personnes petites, moi le premier !
Chunyan pencha sa tête sur le côté, ce qui la fit rajeunir de quelques années, et sourit : lui il préférait les personnes petites ? Combien de fois elle avait eu droit avec sa sœur des moqueries des personnes parce qu’elles étaient petite, par leurs cheveux blanc, par leur yeux rouges, par leur peau pâle, toutes ces choses, ces petits trucs qui amène à ce qu’on se moque de ce qui est différent par ce qu’on ne comprend pas cette différence ? Elle ne le savait pas, elle ne le savait plus, mais ces moqueries l’avait amené à se détester, à détester sa peau pâle, ses cheveux blancs, ses yeux rouges, le fait qu’elle soit petite… Sur le coup, l’entendre dire que ce n’était pas si grave, et qu’il se trouvait lui petit la fit sourire puis éclater de rire.
- Excuses moi mais tu trouves qu’un mètre soixante treize c’est petit ? J’aimerais vraiment être aussi grande ! Dis toi que je ne suis pas plus grande qu’un mètre cinquante pour quinze ans ! Tu trouve ça normal toi ? Moi non. ^^ Mais c’est pas grave, je m’y suis habituée. Comme je me suis habituée à ce qu’on me prenne pour une enfant de dix – onze ans dans la rue.
- Tu veux donc paraître vieille ? Bon sang Chunyan vis ta vie, et laisse au placard ceux qui pensent que les petits sont nuls, ils ne méritent pas ton attention !
Elle se souvint de ce qu’il avait dis et cela la fit encore plus sourire : il disait qu’il était le premier à trouver les personnes petites mignonnes… Et si… Naaaaan !!! Sur le coup, elle éclata de rire une seconde fois, mais elle ne se justifia pas cette fois ci.
Elle regarda l’adolescente et suivit son regard : La tour nord. Sur le cop, elle le prit par le bras l’incitant à reculer ; si elle avait eu plus de force elle l’aurait fait reculé, plaqué contre un mur, et dit qu’il ne fallait pas aller voir cette tour, le dissuadant par la force, mais voilà Chunyan n’avait pas de force.
- Oh noooon mônsieur vous n’irez pas voir cette Tour ! Vous allez rester ici !
Elle le regarda un moment dans les yeux, légèrement énervée, puis elle se calma.
- Vraiment Shimizu il ne faut pas y aller, il y a là l’âme de l’ancien directeur et dès qu’on s’approche trop prêt il nous prend dans ses filets et c’est foutu !! Non vraiment il ne faut pas y aller !!
Elle baissa la tête ; c’était trop stupide… au lieu de le dissuader d’y aller, elle incitait justement Shimizu à se diriger vers la Tour. Dites à un garçon de ne pas aller quelque part, il ira ! Justement, elle voyait dans le regard de l’adolescent qu’il voulait absolument y aller.
- Vraiment Shimizu il faut pas y aller…
- Mais pourquoi tu veux me dissuader d’y aller hein ? Tu n’as qu’à m’attendre et je serais le seul punis. Et très franchement, ta Yûka, alors que je suis sur le point d’arriver à la Tour, elle n’est toujours pas là.
Elle baissa les yeux, oui, il pouvait y aller seul… Il pouvait aller se faire arrêter par Yûka si elle arrivait avant qu’il n’atteigne la tour, il pouvait aller se jeter dans la gueule du loup du directeur mort il y a on ne sait combien de temps, mais le laisserait elle le faire ?
- Ouais… Mais vois tu, je ne suis pas trop du genre à laisser les personnes s’amuser seules… Je t’accompagne, je ne veux pas que tu ailles te faire trucider en milles petits morceaux par le directeur tout seul.
- Très bien je n’irais pas.
- Tu le promet ?
- Je n’irais pas… Du moins pas aujourd’hui.
- Bon sang Shimizu il ne faut vraiment pas y aller !! Tu es bouché ou tu le fais exprès ?!
- A ton avis ? ^^
- T’es con.
Mais l’adolescent ne releva pas l’insulte, et prit une petite branche de bois entre ses doigts et la regarda un moment.
- T’es de la Terre non ? Si je la casse, ça te fera mal ?
- Sûrement. Même si c’est une branche morte, ça reste de la Terre, ça me fera mal oui.
Elle regarda la Tour un moment.
- Tu sais, la dernière fois que j’y suis allée, j’y ai laissée mes pouvoirs par Yûka, c’est pour ça que je te déconseille aussi d’y aller… C’est pas une blague. Mais cette Tour m’intrigue, j’aimerais bien l’explorer entièrement…
- Donc si je suis ton résonnement tu m’empêche d’aller dans une Tour où tu meurs d’envie d’y aller ? C’est bizarre. On a qu’à s’empêcher mutuellement d’y aller !!
- S’empêcher mutuellement ? Pourquoi tu m’empêcherais d’y aller alors que tu veux y aller ?
- Heu… Bah tu me dis que c’est super dangereux, je pense qu’il est temps d’être raisonnable… Donc voila.
Chunyan sourit, puis regarda encore un moment la branche morte : si elle la cassait, est ce qu’elle allait s’effondrer par terre en criant que ça lui faisait un mal de chien ? Est ce qu’elle allait en pleurer ? Où étaient ses limites ?
- Ah, oui, je les connais mes limites, ma sœur. Pensa – t – elle à haute voix.
- Heu, Chunyan… Je te suis pas, c’est quoi le rapport entre tes limites et ta sœur ? Demanda Shimizu qui visiblement ne comprenait pas très bien ce à quoi pensait l’adolescente.
- Ma sœur jumelle, Lain, est de l’élément eau… On ne peux pas se supporter, on se dispute tout le temps, on s’entretue, on se chamaille et se bat tout le temps, on utilise même les pouvoirs… Enfin utilisait ça fait un moment que je ne l’ai pas vue mais je suis sûre que dès que je la reverrais, ça sera l’horreur… Moi je créé des séismes et elle des rats de marrés, imagine un peu le tableau… - petit rire – Au bout d’un moment, elle a réussit à se contrôler, elle contrôle parfaitement ses pouvoirs au contraire de moi. Résultat, dès qu’on se voyait elle, elle arrivait à se contrôler pour ne pas faire de catastrophes naturelles, mais moi… Elle le sait en plus, s’en est devenu un point faible pour moi et une arme pour elle. Comique non ? – elle sourit – Donc ma limite c’est elle, parce que quoi que je fasse, aussi loin que j’aille dans mes attaques, mes pouvoirs, aussi loin que je me concentre, que j’essaye de me contrôler, elle arrivera toujours à me battre, à m’avoir, à me mettre KO. Aussi loin que j’arriverais à faire quelque chose, elle le fera mieux, elle arrivera à m’avoir, c’est pourquoi c’est ma limite. Bizarre ; ma sœur est ma limite, pas mal ça.
- Ah je vois. Je vais pas essayer de te raisonner avec ta sœur, je suppose que beaucoup de personnes ont déjà du le faire, mais fais attention à toi… Moi je m’entendais très bien avec mon frère donc je ne sais pas trop ce que ça fait, mais j’ai eu un ami qui ne s’entendait pas du tout très bien avec son frère… Ca c’est plutôt mal terminé.
- Comment ça ? – s’attendant déjà à la réponse.
- Et bien, dans mon clan tout le monde est de l’eau. Et il y a eu un concoure nautique… un peu dangereux, et pendant l’étape la plus difficile de l’épreuve, le frère de mon ami est mort. Et cette mort n’est pas « naturelle » si tu vois ce que je veux dire. – il soupira – Fais attention à ce qui ne t’arrive pas la même chose quoi.
- Oh… Oh pas de soucis, elle me tuera pas, on est reliée en quelque sorte. Si je meurs, elle meurt avec moi, si je change, elle change aussi, c’est pourquoi une fois j’ai eu la mauvaise idée de donner de l’énergie à la Terre, résultat j’ai eu les cheveux plus blanc, les yeux rouges, la peau plus blanche… Elle a pas aimé quand elle s’est regardée dans la glace le lendemain matin.
- Ouah je savais pas qu’on pouvait changer de couleur de cheveux comme ça !!
- Je suis la preuve que c’est possible. ^^’
Elle regarda le lac, quelque chose venait de bouger mais rien à l’horizon ne pouvait dire ce que c’était.
- Qu’est ce qu’il y a de bien dans l’eau, je me le demande…
- Bah on peux respirer sous l’eau, et elle est toujours à la bonne température… ah et on peux communiquer avec les créatures marines aussi !! Mais seulement quand on est doué…
Dit il finalement, sur un ton un peu plus bas.
- T’es pas doué ? Arf, tu viens d’arriver, t’inquiètes pas, ça viendra !! Tu sais, ça fait un an que je suis la, je ne me contrôle pas totalement encore … -.-‘
- Disons qu’à côté de mon frère, qui ai mon aîné, je ne suis pas doué non. Mes parents le laissaient s’entraîner, jusqu’à ce que les personnes du feu arrivent… Là, moi qui commençait à peine mon entraînement, je n’ai pas pu me perfectionner, alors non je ne suis pas doué.
Chunyan s’assit par terre, baissant les yeux.
- Le clan du feu ne devrait pas exister… Bien que j’aime certaines personnes du feu, mais si c’est pour faire régner la terreur sur terre , c’est stupide…
L’adolescente finit par se lever et s’approcher vers le lac et regarda un moment son reflet à la surface de l’eau. Elle se voyait, le visage inexpressif, les yeux rouges, neutres, la peau blanche, maladive, les cheveux blanc, délavés… Elle eu un petit rire puis passa la main sur son reflet, brouillant l’eau et son visage par la même occasion.
Puis Shimizu approcha, regardant lui même son propre reflet, et passa son doigts à la surface de l’eau. D’après son regard, on voyait qu’il était fasciné par l’élément, sûrement parce que s’était « son élément ».
- Je crois qu’on a tous une fascination pour notre élément… Toi pour l’eau, moi pour la Terre…
Shimizu acquiesça puis finit par se lever et se frotta les mains.
- Bon je crois que je vais rentrer moi, j’ai bien envi d’un chocolat - chaud !!
Mais Chunyan de l’écoutait pas, elle se leva et sans jeter un regard derrière elle, elle se dirigea vers la Tour Nord, Elle se devait d’y aller, elle se sentait attirée par elle, comme si elle avait oublié quelque chose là dernière fois qu’elle y était allée, comme si elle se sentait forcée d’y aller… L’adolescente, sans prendre garder à Shimizu sui essayait de la rattraper se mit à courir et au moment où celui ci entra dans la Tour, en bas, elle était en haut de l’escaliers et l’adolescent lorsqu’il leva les yeux ne vit qu’une petite touffe blanche entrer dans une autre pièce.
* Où est ce que je suis ? *
° Dans la Tour °
* Mais je veux pas y être moi, je veux partir ! *
° Je crois pas que ça soit possible °
* Eh toi, au lieu de jouer au conscience, aide moi à sortir de là !! *
° Que veux tu que je fasse ? Je ne suis que le fruit de ton imagination. °
Bien qu’elle tenta de bouger, qu’elle tenta de se dégager, elle ne pu, et avança dans la pièce où elle venait d’entrer, sans qu’elle ne le veuille. Elle était grande, ronde, dotée de meubles en bois, du chêne d’après elle. L’adolescente regarda autour d’elle, du moins de ce qu’elle voyait avec ses yeux, la pièce était habitée. Puis, le noir. Elle se sentait tomber, pas son corps, mais son âme, elle s’avait qu’on essayait de la diriger et elle ne pouvait plus rien faire. C’est à ce moment la que choisit Shmizu pour entrer dans la pièce, il parlait mais elle ne l’entendait pas, il la retourna mais elle ne le voyait pas, du moins pas comme elle le voyait quelques instant auparavant. Lui, visiblement était étonné par ce qu’il voyait car il recula de quelques pas.
L’adolescente pencha sa tête sur le côté, puis éclata de rire, un rire qui ne lui correspondait pas, puis elle recula et sembla tirer quelque chose, quelqu’un, à l’ombre d’un rideau. Mais elle n’y arriva pas.
- Pourquoi ?
Demanda-t-elle, puis elle sourit regardant vers le haut.
- Chunyan ? Appela Shimizu.
Elle se tourna vers lui, puis vers le rideau.
- Qu’est ce qu’on fait de lui ? … Très bien.
Elle ferait n’importe quoi pour cette personne.
Elle se retourna vers Shimizu, un regard meurtrier brûlait dans ses yeux, puis elle leva ses mains au niveau de son visage, et elles s’entourèrent d’un halo vert.
- Eh ! Chunyan arrête ! T’es folle ?!
Visiblement oui, car elle s’avança vers lui le sourire toujours aussi sadique, alors l’adolescent devait se défendre, donc ses mains s’entourèrent à son tour d’un halo, mais bleu.
Chunyan reprit à ce moment la conscience, son regard changea, il était plus réel, elle regarda ses mains et écarquilla les yeux, puis regarda Shimizu et elle recula de quelques pas.
- Qu’est ce que…
Puis elle se tourna vers le rideau.
- Shimizu… T’aurais la gentillesse de découper la personne du rideau en rondelle ?
Il s’approcha et regarda dans la direction où étaient tournés les yeux de l’adolescente.
- Découper qui, en rondelle ? Je ne vois personne…
- Mais siiii !! Il est la, tu ne peux pas le voir, mais il est la ! Regarde, le rideau bouge, il respire !!
- Ah oui , en effet…
Chunyan acquiesça et se tourna vers la personne, elle allait attaquer lorsque le décor changea brusquement ; il se retrouvèrent tout deux allongés dehors, sur la plaine, à une centaine de mètre de la Tour. Soudain ils entendirent un « je n’ai pas besoin de novices » en guise de réponse de leur expulsion de l’endroit maudit.
L’adolescente se releva tenant le derrière de son crâne avec sa main droite, sa main gauche l’aidant à se relever… Elle resta assise par terre un moment, laissant ses yeux s’habituer au changement de décor de l’endroit.
- Ouah… Enfoiré… Heu, Shimizu ça va ?
- Ouais, ouais… Bon sang, on a rien fait mais j’ai mal partout… Et… Aaaah il fait presque nuit !! On devrait se dépêcher de rentrer au pensionnat !!
L’adolescente leva les yeux au ciel, en effet, il commençait à faire nuit, alors elle se leva.
- Allons y, sinon, nous seront doublement punis !!
Ils se dirigèrent tout d’abord en marchant vers le pensionnat, puis se mirent à courir, une sorte de course s’établis entre eux, et naturellement ce fut Shimizu qui arriva avant elle. Entre deux souffle elle prétendit encore une fois que ce n’était pas juste – ça en devient une habitude – puis ils montèrent les escaliers. Mais Chunyan n’y arrivait pas, elle était trop faible, elle avait mal, décidément courir n’était pas dans ses cordes… Comme tout autre sport d’ailleurs. Shimizu lui proposa bien de la traîner mais plutôt mourir qu’une telle chose, alors elle se tint à la rampe et commença à monter les escaliers. Malheureusement elle ne monta pas beaucoup de marches avant d’entendre quelque chose tinter, le type de bruit qu’elle reconnaîtrait entre mille : les colliers de l’éducatrice.
Lorsqu’elle était arrivée au pensionnat, on lui avait dit que Yûka avait un sens théâtral très développé mais elle n’y avait pas vraiment cru… Ou elle ne s’y était pas intéressée, mais maintenant…
La surveillant arriva en haut de l’escaliers, ses long cheveux l’entourant comme un halot de la mort, les mains sur les chances, le regard fauve, elle descendit les marches faisant tinter ses talon sur les pierres. Chaque coup résonnant comme un battement de cœur, et les battements de cœur ralentissaient, le cœur de l’adolescente allait-il s’arrêter ? Non, elle était toujours en vie alors que la sorcière regardait les deux adolescents de haut.
- Alors, alors, alors… Qu’est ce que c’est que ce comportement de délinquant ?
Les syllabes de « délinquant » raisonnants avec les trois derniers claquements de ses talons sur les trois dernières marches de l’escalier.
Shimizu comme Chunyan étaient pétrifiés à la vue de la sorcière, mais ce fut l’adolescent qui parla en premier… enfin parler…
- Et bien heu…
Oui, il parlait visiblement, mais ‘arrivait pas à prononcer un seul mot, alors c’est Chunyan qui prit les choses en mains… Enfin…
- C’est ma faute.
Yûka regardait à tour de rôle les adolescents, une fois Shimizu, une fois Chunyan puis encore une fois Shimizu, etc. Elle soupira, puis fit apparaître un fauteuil dans lequel elle se plongea, une bouteille de saké qu’elle prit entre les doigts et enfin un verre où elle se servit de la boisson.
- Je parie que c’est encore un coup du directeur ? – elle commença à boire du saké – Bon sang pourquoi est ce que vous ne pouvez pas rester dans le pensionnat, bien sagement ici ?! Certes ce n’est pas palpitant : ce n’est pas dangereux, mais tout de même, vous y risquez votre vie !! – Elle termina son verre et s’en resservit un autre – Et en plus je n’ai pas pu intervenir dans la tour, il avait mit un sort de protection…
Lorsque Chunyan vit apparaître le fauteuil et tout le bataclan l’adolescente se détendit, mais lorsqu’elle se mit à parler, elle se déplaça légèrement derrière Shimizu, se cachant derrière, se faisant toute petite.
La, ce fut l’adolescent qui prit la parole.
- Il y avait quelqu’un d’invisible et de bizarre, il avait l’air de contrôler Chunyan… ah et il ne pouvait pas s’approcher de la lumière aussi.
- J’ai été attirée vers la tour contre ma volonté…
Finit – elle par dire.
L’adolescente sentait que la punition allait tomber, alors elle se fit encore plus petite derrière Shimizu, bien que ça ne la cachait de rien.
- Oui, le directeur est un peu vicieux… Bon, allez à l’infirmerie voir s’il n’y a rien, je ne peux pas vraiment vous punir dans ces conditions… On m’a déjà dis que j’étais sadique, mais injuste… - un temps – Enfin si, quand même un peu.
Sous le regard ébahi de Chunyan, Shimizu traîna – poussa l’adolescente dans le pensionnat, et se dirigèrent tout deux vers l’infirmerie. Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer, pourquoi n’étaient ils pas punis ? Aucune idée, mais Shimizu lui en était ravis, disant que finalement l’éducatrice était certes bizarre mais très sympathique. Chunyan, elle, ne comprenait toujours pas. Finalement,elle le conduit à l’infirmerie et se firent ausculter histoire de voir s’il n’y avait rien – et l’adolescente se fit disputer par Katsumi au passage – puis repartirent tout deux aux appartements.
L’adolescente entra dans le sien et s’effondra sur le lit, pour dormir profondément.

Bizarrement, lorsqu’on veux une chose c’est généralement le contraire qui arrive. Par exemple, lorsqu’on veux être seul, comme de chez par hasard on est pas seul, et lorsqu’on veux le contraire, on est seul…
Chunyan marchait depuis un certain temps, c’était une habitude chez elle ; après les cours, le repos. L’adolescente continuait de marcher tranquillement, elle avait pour ambition d’arriver en haut de la montagne, elle y allait plutôt rarement, mais de temps à autres elle trouvait intéressant d’y aller, histoire de voir le monde d’un autre endroit. Elle comptait monter jusqu’en haut, voir le monde d’en haut, peut être serait il meilleur ? Elle n’aimait pas ce monde, elle le trouvait incohérent, inintéressant, stupide, peut être que d’en haut paraissait il meilleur ; comme on disait qu’un regard d’en bas il paraissait différent… Encore cent mètre et elle serait en haut sur la plate forme, encore quelques mètres et elle saurait.
L’albinos, tout en marchant réfléchissait à diverses choses, se disant qu’elle n’avait pas la place dans ce monde, se disant qu’elle n’avait pas à y être, se disant qu’il serait plus simple de ne plus y être. Et Lain ? Tant pis. Elle eu un petit sourire et enfin elle arriva en haut, les cent mètres passés elle arriva sur la plate forme où elle marcha tranquillement jusqu’au bord de la falaise, et non le monde n’était pas différent, il était tout aussi moche. La forêt s’étendait à ses pieds, la ville un peu plus loin à l’ouest et à l’est le pensionnat qui dominait le reste de la valée.
Chunyan s’approcha jusqu’au rebord de la falaise et baissa les yeux sans vraiment s’en apercevoir.
* C’est haut. *
° Oui. Vas y, saute tu verra ce sera magnifique par la suite °
* Tu en es sûre ? *
° Certaine ! °
Cette petite voie, finalement était elle plus qu’une conscience, une amie.
Bien que Chunyan entendit du bruit derrière elle l’adolescente ne pensa pas à se retourner et finit par sauter, c’est à ce moment la qu’elle se rendit compte qu’elle tombait, que le sol s’approchait d’elle, et elle poussa un petit cri ; pourquoi faisait elle ça ?! L’adolescente entendit qu’on criait son nom. Elle allait mourir… quoi que… Le destin en voulait visiblement autrement d’elle car elle sentit une vive douleur la prendre à la tête, on la retenait par les cheveux, d’où quelques un partir. Puis une autre douleur vint, par le fait qu’on la tenait et qu’elle avait sauté en avant, fatalement elle revint vers l’arrière et elle eu la falaise dans le dos ce qui fut plutôt douloureux pour la jeune albinos. Cette dernière cria une seconde fois, mais ce fut un cri de douleur. Le choc contre la falaise fut tellement violent qu’elle finit par perdre connaissances quelques instant, finalement elle se « réveilla » contre quelque chose de doux et de chaud. Elle n’osait pas encore ouvrir les yeux, elle avait mal partout, elle se savait en position assise mais pas pourquoi, elle ne se souvenait presque de rien. L’adolescente fronça les sourcils, les yeux toujours fermés, et passa sa main sur sa tête, dans ses cheveux, chose dont elle du se retenir de faire car elle avait trop mal. Elle finit par ouvrir les yeux et vit que quelques uns de ses cheveux étaient restés entre ses doigts.
- Beah… ?
On l’avait tiré par les cheveux, voilà ce qui s’était passé, elle se souvenait maintenant ; alors d’un mouvement brusque elle se retourna s’accroupissant et par ce qu’elle vit elle se laissa tomber par terre – ce qui lui fit mal au dos. Le maître de l’eau se tenait devant elle, qui s’assit en tailleur devant l’adolescente ; cette dernière les yeux grands ouverts.
- Je suppose que c’est grâce à vous que je suis encore vivante ? Merci.
Dit elle finalement, tout en mettant la capuche de son gilet sur sa tête comme pour se protéger.
Longar sourit un moment, il leva la main et la secoua laissant tomber quelques cheveux de Chunyan qui y étaient encore, puis soupira de soulagement ; mais son air jovial ne dura pas car il laissa place à un visage plus sombre.
- Allez, ça suffit jeune fille. Encore la dernière fois j’étais un peu responsable mais tu va me dire maintenant pourquoi tu as sauté… et il est totalement inutile de te cacher sous ta capuche je ne serais pas indulgent.
L’adolescente tout en écoutant ce que disait le professeur ramena ses jambes vers elle, les entourant de ses bras, et posa sa tête dessus. Ses yeux cachés par l’ombre de la capuche étaient invisibles aux yeux du professeur, mais elle, elle le voyait parfaitement et foudroyait le maître de l’eau du regard. Si c’était possible, il serait mort brûlé vif.
- En quoi je vous répondrais ? Ce sont mes affaires. Cela ne vous regarde absolument pas, je n’ai aucune raison de vous le dire, c’est à moi de m’en sortir, seule.
C’est à ce moment la que l’air changea, devint beaucoup plus froid. Ce changement de température soudain glaça le sang de l’adolescente pratiquement instantanément qui releva la tête faisant tomber la capuche. Qu’est ce qui se passait ? Longar était de l’eau et non de l’air. Ce fut une bourrasque de vent qui lui répondit car une personne apparût au loin ; cette même personne s’avança d’une démarche menaçante. Plus il avançait, plus Chunyan pu voir à quoi il ressemblait, le teint légèrement bronzé, le regard vert glacial ; il était plutôt grand et revêtait un long manteau ce qui ne faisait qu’accentuer sa grandeur ; ce qui fit frémir l’adolescente. Lorsqu’il fut assez prêt elle remarqua qu’il avait une cigarette dans la bouche.
Il s’arrêta non loin des deux personnes et les regarda simultanément et s’arrêta finalement sur Chunyan.
- Tu ne lui ressemble pas.
Puis le curieux personnage s’en alla, et tout en s’éloignant le vent froid partit pour laisser place à une augmentation de la température.
Finalement Longar se tourna vers elle et parla directement comme si rien ne s’était passé ; bien que son ton fut plus sympathique il ne souriait toujours pas. L’adolescente non plus ne souriait pas, elle regardait toujours la personne qui venait de passer et un frisson passa le long de sa colonne vertébrale.
- J’aimerais bien savoir ton histoire en effet jeune fille, et ne fait pas la fille fragile cela ne servirait à rien. Je veux tout savoir, je pourrais t’aider ou te protéger envers certaines personnes, mais cela ne dépend que de toi. Parles, je suis à ton écoute.
L’adolescente eut un petit rire, la dernière fois qu’elle avait parlé librement la personne s’était suicidée quelques temps plus tard. Elle releva la tête et réfléchit, qui était la personne qui venait de venir ? A qui est ce qu’elle ne ressemblait pas ? Lain ? C’était lui Rongar ? Et de qui Longar pouvait il la protéger ? Pourquoi ? Elle fronça finalement les sourcils pour secouer la tête, elle ne comprenait rien de ce qui se passait.
Finalement elle regarda le professeur et soupira.
- Très bien, je vais vous répondre. Mais vous répondrez par la suite à mes questions. Je… je ne saurais pas vous dire pourquoi je me suis tant approchée de la falaise et pourquoi j’ai sauté… c’est… - elle baissa les yeux avec un petit rire – une voix qui m’a dit de le faire. Elle me parle sans cesse, comme une conscience, me réconforte quand je ne vais pas bien, et pour une raison que j’ignore elle me pousse sans cesse au suicide.
L’adolescente baissa les yeux, puis les releva rapidement car elle vit Longar secouer la tête de négation en soupirant puis se lever et – choc pour l’adolescente – la serrer dans ses bras sans mot. Chunyan ne dit rien pour la simple et bonne raison qu’aucun son ne sortait de sa bouche tant elle était surprise ; déjà parce qu’elle n’était pas vraiment habitué à ce qu’on la prenne dans ses bras, à une telle proximité avec quelqu’un, et surtout parce qu’elle ne s’y attendait absolument pas !! Finalement le professeur se détacha de l’adolescente qui la regarda un moment ; elle devint un peu plus rouge.
- Excuses moi, ce que j’ai fais peu paraître stupide mais… - il se frotta le front puis sourit – Laisse tu ne comprend pas encore ; mais sache que ta conscience est…
Finalement il ne finit pas sa phrase, pourquoi les personnes ne terminent jamais leurs phrases ? C’est une très bonne question. Ils commencent à parler, dire des choses intéressantes, et pouf, ils s’arrêtent en plein milieu parce qu’ils ont peur de la réaction de la personne, de ce qu’ils disent. Ils parlent au début sans réfléchir, et réfléchissent au fur et à mesure qu’ils parlent. Quoi qu’il en soit, pour le moment le professeur était en pleine réflexion puis se remit à parler tout en aidant l’albinos à se lever.
- Non, ça ne t’avancerais à rien de savoir ou non ce qu’elle est. Pour le moment, il faut te soigner et remettre de l’ordre dans tes vêtements.
Puis il passa la main sur les cheveux de Chunyan qui ne disait rien, elle sentit un petit froid puis plus rien ; elle n’avait plus mal à la tête.
- En quoi je devrais répondre à tes questions ? Ce n’est pas moi qui ai des problèmes, je pense. Enfin, quelles genres de questions me poserais tu ? Demanda-t-il finalement, un peu moqueur.
Ce qu’elle pourrait lui demander ? Le genre de questions qu’elle pourrait lui poser ? Facile ! L’adolescente sourit rapidement puis regarda le professeur.
- Qui est la personne qui était là ? C’est Rongar ? Il a dit que je ne lui ressemblais pas… A Lain ? Je veux savoir ! Je sais que vous savez ! Pourquoi est ce qu’il me parle d’elle ?! Et qu’est ce que c’est que ma conscience ! Pourquoi est ce qu’elle me pousse au suicide, pourquoi est ce qu’elle me parle, qui est ? Qu’est ce que c’est ?! Pourquoi est ce qu’elle veux me nuire ?! Vous voulez avoir ma mort sur ma conscience pour ne pas avoir parlé ? Dites !
Chunyan c’était légèrement relevée tout en parlant, énervée ; tant dis que Longar la regardait, toujours souriant. Qu’est ce qu’elle ne ferait pas pour prendre une aiguille, un fil et recoudre cette bouche souriante, pour qu’elle sourit plus justement…
- Que de menaces…
Il secoua la tête puis se mit derrière l’adolescente lui demandant de ne pas bouger.
- Donc, la personne qui était là, c’est bien Rongar. Enfin il me semble. J’avais entendu dire qu’il y avait un nouveau surveillant, mais maintenant si c’est lui… En revanche, je vais te donner un conseil : ne t’approche pas de lui seule.
Quel conseil, elle s’en passerait bien. C’est le genre de conseil où justement elle voulait faire le contraire, comme beaucoup de personne. On leur dit de ne pas faire quelque chose, que font il ? Il la font. Naturellement.
Chunyan, c’était pareil.
Mais l’adolescente n’écoutait plus trop Longar, elle tenait sa tête entre ses mains, le visage crispé elle ferma les yeux.
° Ne l’écoutes pas ! Il ment ! Il est avec Rongar, il a prit ta sœur, il veux en faire de même avec toi ! Crois moi !! °
* Tais toi ! Laisse moi tranquille !! *
- La re voila… Elle ne me laissera donc jamais tranquille ?!
- Bon, pour connaître ta conscience déjà tu ne dois plus l’écouter, à force tu ne l’entendra plus et pour se faire tu dois t’entourer de personnes, passer du temps avec d’autres personnes. Au début ce sera dur naturellement, mais c’est le seul moyen pour toi de voir la vérité, de la connaître. Et sache que si un jour elle reviens, malgré toi, je serais la pour te soutenir.
° Il ment ! °
* Pourquoi le ferait il ?!Et pourquoi me pousses tu toujours au vide ?! *
° Mais tu dis toi même que tu n’as pas ta place ici… Je te fais voir la vérité en face ! °
- Ferme la !
Naturellement elle n’avait pas dis ça au professeur qui était juste à côté d’elle, mais à la voix… Et cela fonctionna, elle ne l’entendit plus subitement. Enfin du silence.
Elle resta assise encore un moment sentant les blessures disparaître au fur et à mesure du temps, enfin le professeur parla.
- Voilà, je pense que j’ai fait disparaître tout ce qui est visible de tes blessures, mais pour finir de te soigner il faudrait que tu te découvres le dos. Mais ne t’inquiètes pas, je sais comment est formée une jeune fille…
L’adolescente, sur le coup, recula un peu, ce qui eu pour effet de lui faire mal au dos, bien sûr … Finalement elle retira son gilet puis son t-shirt, prenant tout de même soin de se mettre parfaitement de dos au professeur. Elle baissa la tête, rouge.
- Vous n’avez pas répondu à ma question : qui est cette voix ?
- Tu sais Chunyan, je ne peux pas répondre à toutes tes questions. Parfois, il faut chercher au font de soit, pour combattre la conscience. Regarde, prend exemple sur cette élève, Sÿria, elle s’est battue pour comprendre ce qu’elle était, et se bat encore pour devenir ce qu’elle veux ; c’est dur, mais ce combat quotidien en est nécessaire. Et toi, que rêves tu de devenir ?
L’adolescente baissa la tête, réfléchissant pendant que Longar terminait de la soigner, jusqu'à ce qu’il lui dise qu’elle pouvait se rhabiller ; terminant par un « ma chérie ». Sur le coup l’albinos eu un petit peu peur puis soupira et remit sa capuche sur sa tête. Le professeur devait être fou, c’est tout. Fou, mais pas aveugle, car il lui retira la capuche de sa tête aussitôt qu’elle l’avait mise, disant qu’elle était très belle et qu’elle n’avait pas à se cacher sous cette capuche. Fou je vous dis.
- Ce que je rêves de devenir ?
C’était la question à ne pas lui poser ; elle ne savait pas, elle n’en avait aucune idée. La plupart des personnes qu’elle connaissait savaient ce qu’ils voulaient devenir, ou du moins avaient une idée, ce qui était tout le contraire de l’adolescente qui n’en avait aucune idée. Elle n’était pas spécialement forte dans un domaine ou autre, elle n’avait pas de spécialité, donc n’avait pas de voie spéciale où se diriger.
- J’aime bien marcher, marcher dans la forêt tard le soir… Enfin j’aimais, ce n’est plus vraiment possible maintenant avec le couvre feu.
Le professeur se leva et se dirigea vers un sentier peu engageant, l’adolescente le suivit des yeux, puis se leva lorsqu’il l’invita à le suivre.
- Tu aimes la forêt ? Alors suis moi, je vais te montrer quelque chose. Dis moi, ta conscience, tu dis qu’elle t’accompagne sans cesse, est ce qu’elle est la, en ce moment avec toi ?
- Non. Je l’ai entendue un moment, rapidement, mais c’était une voie lointaine.
- Qu’en déduis tu ?
- Peut être que c’est la présence d’autrui qui la fait disparaître… mais très franchement, je n’en suis pas si sûre que ça.
- Elle est lointaine dis-tu ? Cela continuera encore un peu, parfois elle reviendra plus forte, et dans ces moments la il ne faudra pas que tu te laisse abattre. Il faudra sans cesse que tu te batte, abandonne, et elle te tura. Combat, tu souffrira mais tu survivra.
L’adolescente baissa les yeux s’arrêtant un moment, jusqu’à ce que des ronces l’attaquent, grimpent sur ses jambes. Chunyan les regarda, fit un signe brusque de la main, et elles repartirent. Puis elle reprit la marche, c’est à ce moment la qu’elle vit le visage de Longar, bien qu’il abordait un sourire, il avait l’air plus ou moins triste. Bizarre.
- Je veux bien me battre sans cesse contre elle, ne pas écouter ce qu’elle dit, mais j’en mourrais de fatigue. Elle parle aussi le soir, la nuit lorsque je dors, je suis obligée de l’écouter, alors qu’est ce que je ferais ? Pourquoi veut-elle me tuer ?
- Pourquoi elle veut-te tuer ? Je n’en sais rien. En réalité, je ne peux pas te le dire, tu le sais toi, au font de toi. Ici.
Il pointa son doigt sur le cœur de l’adolescente.
Puis, il prit la jeune albinos par le bras et la poussa dans des ronces qui s’écartèrent sur son passage, il la suivit, puis ils s’arrêtèrent de marcher, les ronces se refermant derrière eux, ne laissant plus de lumière passer.
Chunyan s’avança de quelques pas, l’endroit était entièrement meurtri, la lumière ne passant pas, la nature ne pouvait pousser, les ronces avaient entièrement détruit l’environnement, c’était tellement horrible à voir que l’adolescente ferma les yeux ; ne pouvant plus voir une telle chose. Elle sentit les mains de Longar se poser sur ses épaules.
- Regarde, regarde bien autour de toi ; ce que je pense être ton cœur, ressemble à ça. Un endroit détruit, isolé, torturé et sombre ; mais tu regarde un peu plus – il la fit avancer – il y a un endroit qui survit.
En effet, elle vit au milieu de se décombre, de cet endroit horrible, un petit cratère d’environ dix centimètres de diamètre où il y avait de l’herbe verdoyante, une petite source d’eau qui coulait dans quatre directions différentes et en son centre une fleure fermée. Ce petit endroit de verdure a pu survivre grâce à une colonne de lumière qui provenait d’un trou dans les ronces.
- Qu’en penses tu ?
L’adolescente s’avança un peu, puis s’accroupi et toucha le petit rond de verdure qui se mit à avoir plus d’éclat que normal. C’était comme ça en elle ? Une verdure meurtrie, et en son centre, un peu de vie ? C’était bien possible. Qu’est ce qu’elle devait en penser ? Qu’elle devait plus s’ouvrir ? Qu’elle devait voir plus de personnes ? Qu’elle ne devait plus se renfermer par des ronces et laisser les personnes passer comme le rayon du soleil ? Non. La dernière fois qu’elle s’était ouverte… La dernière fois qu’elle avait fait confiance à quelqu’un…
Une larme coula sur la joue de l’adolescente, qu’elle s’empressa d’effacer, et elle eu un petit rire, puis une autre larme se mit à couler. Elle ne voulait pas souffrir encore plus.
- C’est trop stupide… C’est censé me représenter ? Ah….
- C’est ma vision des choses, en effet. Tu te laisse mourir, et pourtant, tu vie, comme le petit cercle. L’espoir n’est pas perdu, regarde.
Il montra dans l’une des sources d’eau, où quelques boutons de fleurs commençaient à sortir petit à petit du sol, timidement. L’adolescente eu un petit rire.
- Ca prendra du temps à s’ouvrir aux autres tu sais ; il y aura des échecs mais cela t’endurcira, avec de la volonté, cela te fera devenir plus forte. Si tu te replie, cela te mènera à la destruction. Ouvres toi.
- J’ai peur.
- La peur. Tu as peur, et bien affrontons la en semble. On va commencer ici, si tu veux bien ; je me suis épuisé à faire jaillir cette petite source d’eau, et je doute que je verrais cette fleure éclore avant ma mort, ou toi à moins que tu ne vie à 89 ans. Mais tu peux accélérer les choses, ne la fait pas fleurir, il faut qu’elle le fasse seule, mais tu peux par exemple fait en sorte que cette terre ai des propriété nourrissantes pour que cet endroit devienne plus beau. Veux tu qu’on essaye ?
Longar, souriant, prit le visage de l’adolescente entre ses mains, séchant les larmes qui coulaient sur ses joues. Finalement l’adolescente se dégagea, ramena ses jambes vers elle et enfoui sa tête, fronçant les sourcils.
- A quoi bon m’ouvrir ?! A quoi bon m’ouvrir si c’est pour me casser en mille morceaux ?! Je préfère ne laisser personne entrer dans mon monde… C’est plus facile, c’est une manière de me protéger… De protéger les autres… Je pourrais t’aider pour ici, je pourrais faire pousser l’herbe, faire éclore la fleure, repousser les ronces, les empêcher de meurtrir l’endroit, mais cela m’aidera-t-il ? Non. Et si jamais cela avait une symbolique, que la suivrait, je m’ouvrirais et sbam ! Je me recasserais en mille morceaux et la voie reviendrait me faire un « coucou ».
- Et si tu fais ça, que se passera-t-il ? Tu restera comme cet endroit, tu continuera à te détruire et finalement tu mourra. Qu’est ce qui se passe si tu t’ouvres ? Bon, tu risquera d’être rejetée ? Et alors ? J’ai été traqué pendant neuf longues et interminables années, neuf années de terreur et de cachettes. J’étais totalement perdu, jusqu’au moment où une jeune personne m’a tendu la main. Je l’ai rejeté, mais nous avons parlé pendant de longs moment, et finalement je suis ressortis à la lumière du jour. Cela ne s’est pas fait d’un jour à l’autre, bien sûr, et tu ne deviendra jamais comme moi, je suis un vieux chnoque rabotar. Et si jamais quelqu’un te brise, te rejette tu lui dis le fond de ta pensées, et tu frappe ou ça fait mal, voilà tout.
L’adolescente l’écouta parler, oui elle devrait s’ouvrir, oui elle devrait parler à d’autres personnes, oui elle devrait, mais elle ne faisait pas. Et même si elle le faisait… Elle ne voulait pas devenir comme Longar. Il avait été traqué pendant neuf ans… Chose qu’elle ne pourrait tenir. Neuf années où il avait du se cacher, sans cesse changer d’endroit, la peur d’être retrouvée… Elle pouvait encore supporter l’isolation, la perte d’information du monde, mais la peur d’être traquée, d’être retrouvée, non. Elle ne pouvait pas. Sans trop savoir ce qu’il lui prit, la jeune albinos s’avança vers le professeur et passa ses bras autour de lui – bras qui ne faisaient même pas le tour, chose assez comique à voir –. L’adolescente promit au professeur de faire des efforts, bien que cela allait sûrement très rapidement l’énerver. Elle sentit le professeur l’enlaça jusqu’à ce que l’adolescente, rouge, le relâche et sortit de l’endroit.
Le professeur la suivit.
- Bon, si tu le veux bien on va rentrer, on va manger et… ah ! Pourrais tu retrouver Cristalline ? Je suis sûr que tu pourrais la retrouver.
Chunyan ne l’écoutait pas vraiment, elle avait retiré son gilet le regardant, horrifiée : il était troué de partout due au choc à la falaise et à son rattrapage plus que brutal. Son gilet préféré ! Décidément, elle n’aurait pas du quitter son lit ce matin.
- Ah… Heu pour ton gilet, je pense trouver le moyen de le rendre comme neuf, en revanche, aimerais-tu retrouver Cristalline ? C’est un chat espiègle violet, doux. Elle a les yeux rouge rosé comme des rubis. Elle a de grandes oreilles et une boule de cristal lisse au bout de sa queue. Je suis sûre qu’elle te plaira… En revanche il est difficile de la trouver, lorsque le soleil se reflète sur son pelage, elle devient invisible à l’œil nu.
Invisible à l’œil nu ? Aucun problème.
L’adolescente s’accroupi sur le sol, plaquant les mains sur la terre puis fronça les sourcils. Si elle reprenait tout ce que son professeur lui avait apprit. Ses veines tirèrent légèrement sur le vert, elle sentait la terre passer en elle, son énergie entrer dans son corps. Elle se voyait avancer, courir, elle se voyait voler à travers les arbres, au de dessus, entre eux, puis enfin elle se voyait prêt d’un petit ruisseaux, il y avait des rochers, le soleil se reflétant dessus. Finalement, la jeune albinos rouvrit les yeux en souriant.
- Elle est à un kilomètre d’ici, en train de bronzer sur un rocher.
Chunyan, sans plus attendre se mit à courir rapidement entre les arbres. Elle vit Longar la rattraper en quelques enjambées puis il se mit en retraite finalement par rapport à elle. Au bout de quelques instants, ils débouchèrent sur l’endroit où devait théoriquement se trouver la fameuse Cristalline, allongée sur un rocher entrain de bronzer. Théoriquement. Mais comme la théorie, n’est que la théorie, et qu’elle est généralement différente de la pratique, il a fallut que cela ne se mette pas en place.
L’adolescente s’avança prêt du rocher où elle se trouvait auparavant, elle n’y était pas, elle le sentait, elle était … elle ne pu continuer son raisonnement car le professeur de l’eau s’effondra derrière elle droit comme un piquet. La jeune albinos s’approcha pour voir comment il allait, pourquoi il ne bougeait plus ; elle essaya bien de le réveiller mais sans succès. C’est là qu’elle sentit que le chat n’était plus sur terre, elle en était proche, mais ne la touchait pas, aussi conclu-t-elle que le chat devait se trouver sur Longar ; aussi Chunyan plaqua-t-elle les bras sur le dos du professeur. Mais rien. Où était-elle ?! Elle le sut la seconde qui suivit : la chose violette avait sauté du dos du professeur et pour prendre de l’élan et atterrir sur une branche, naturellement, elle sauta sur la tête de la jeune albinos qui s’écroula sur le dos du professeur.
Chunyan se releva, furieuse qu’un chat se moque d’elle. Elle la savait sur un arbre maintenant, mais où ? Elle sentait la Terre en elle, mais pas au point de pouvoir être un gps de chats violettemment poilu !! Elle la sentait sur la Terre, puis éloignée, puis une fois de plus sur la Terre, puis elle la quittait : elle était en train de sauter ! Elle sautait d’arbre en arbre !! L’adolescente eu soudain une petite idée ; elle s’approcha d’un tronc, plaqua ses mains dessus puis respira profondément. Au bout de quelques instants les arbres se mirent à grandir, s’épaissir, les feuilles se multiplier pour finalement ne laisser plus aucune lumière passer. Plus de lumière égale à ce que Cristalline redevienne visible, ce qui fut le cas : elle était deux arbres plus loin, sur une branche, à la regarder. Elles se toisèrent du regard, l’adolescente avança de quelques pas, jusqu’à ce qu’elle tombe dans un trou atterrissant dans une flaque nauséabonde. L’adolescente s’assit dans cette magnifique vase et s’essuya le visage, tout en regardant vers le haut, la chose poilue visiblement satisfaite de son tour. Elle la vit partir.
L’adolescente essaya de se lever – chose difficile quand ça glisse – puis d’atteindre le bord pour sortir de la. Mais non, il a fallut qu’elle échoue et qu’elle retombe. C’est à ce moment la qu’elle entendit la voie de Longar, puis vit Cristalline atterrir à ses pieds, choquée, déboussolée, et surtout, pleine de boue comme Chunyan ; qui cette dernière éclata de rire.
Pour que la chatte ne reprenne pas l’envie de partir, l’adolescente retira son gilet et l’enveloppa dedans, puis regarda vers le haut.
- Bravo Chunyan, tu l’as attrapée sans que je n’ai à lever le petit doigt.
Le professeur se mit à rire puis finit par tendre le bras vers l’adolescente, pour la remonter.
- Garde la bien, je vais t’expliquer quelques petites choses à son propos, mais d’abord il faudrait que je te sortes de la, et te sèche, il fait plutôt froid.
L’adolescente accepta volontiers la main secourable de Longar. Malheureusement elle était un peu haute, et surtout l’attraper à une seule main, l’autre tenant le gilet contenant la chose poilument voilette n’était pas facile. Aussi, retomba-t-elle sur le sol, pour attraper la main du professeur à son deuxième essais. Arrivée enfin en haut, l’adolescente s’assit sur le sol et pu voir que les arbres avaient reprit leur taille normale. Puis elle regarda un moment le paquet qu’elle tenait entre ses bras, Cristalline était sûrement entrain de détruire le reste de son gilet mais Chunyan s’en moquait tant qu’elle ne devait pas retourner à la chasse au félin encore une fois dans la journée… Finalement elle tendit le « paquet » à Longar.
- Tenez je crois pas qu’elle m’apprécie beaucoup…
Le professeur prit Cristalline dans ses bras, puis déplia le gilet pour qu’elle puisse sauter et s’enfuir en quelques bons, puis rendit le gilet à l’adolescente.
- Non, en effet. Ne bouges pas s’il te plait.
Ce qu’elle fit ; elle sentit la main du professeur au dessus de sa tête, puis vit de l’eau couler le long de son corps, partant de la tête jusqu’aux pieds ; pour finir toute l’eau l’avait quitté. Elle sourit rapidement, puis elle regarda son gilet constatant qu’il était comme neuf comme avait dit le professeur peu de temps auparavant. Lorsqu’elle le mit, Chunyan remarqua une chose lourde dans sa poche droite ; c’était un rubis violet. L’albinos prit le rubis dans ses mains le regardant un moment, releva la tête vers le professeur, puis se remit à regarder le rubis. D’où est ce qu’il venait, qu’est ce que c’était, pourquoi est ce que c’était dans sa poche ? C’en était de trop, elle n’arrivait plus à suivre, trop de choses s’étaient passés aujourd’hui, c’était la goutte qui avait fait débordé le vase, elle n’y arrivait plus. L’adolescente s’assit sur le sol, dans un état second. Puis ce fut le noir.
Généralement, lorsque l’adolescente est dans le noir, elle entend quelque chose, elle voit quelque chose – bizarre dans le noir – et elle entendit une voie, très familière, trop connue par l’albinos, une voie qu’elle avait entendue pendant plus de 13 ans, jours après jours. Elle semblait fatiguée, éloignée, épuisée, mais elle l’entendait tout de même. Une voie l’appelant à l’aide, répétant sans cesse son nom, lui demandant, lui suppliant de ne pas l’oublier, de ne pas l’abandonner. Au dernier cri de son nom, l’adolescente se réveilla, affolée, dans les bras du professeur de l’eau lui murmurant des mots réconfortants.
L’adolescente se releva un peu, puis prit sa tête entre ses mains sentant qu’une migraine aller arriver, et pas une petite. Elle fronça les sourcils ; elle avait déjà eu droit à ce genre de « rêves » avec sa sœur, lorsque l’unes d’elles étaient en danger, ça arrivait ; mais c’était horriblement douloureux par la suite.
- Lain est en danger c’est ça ? Elle… Elle me demande la retrouver, et…
Elle regarda le professeur, visiblement il ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire. Elle pensait pendant un instant qu’il était mêlé à tout cela, mais visiblement non ; les yeux ne trompent pas, à moins qu’on soit un très bon comédien. Mais la, non, ça se voyait qu’il ne comprenait pas ce qui arrivait à l’adolescente, aussi entreprit-elle de tout expliquer, le noir, la voie, Lain…
Longar aida l’adolescente à se relever, puis se dirigèrent tout deux en direction du pensionnat, il commençait à faire nuit et l’adolescente ne pouvait rester très longtemps dehors due au couvre feu imposé par les professeurs et éducateurs. Alors qu’ils marchèrent entre les arbres, Chunyan s’y tenant pour ne pas tomber, Cristalline passa entre les jambes du professeurs – qui faillit tomber – pour atterrir sur les bras de l’adolescente. Par chance, la chatte rose ne pesait pas plus qu’une plume, aussi cela ne déséquilibra pas la jeune albinos. La chose violettement poilue fit un « sourire » à Chunyan, puis se logea sur les épaules et le coup de l’adolescente.
Enfin, ils arrivèrent en vue du pensionnat, et l’adolescente vit à deux cents mètres de là, Rongar qui faisait une patrouille ou on ne sait quoi ; quoi qu’il en soit cela laissa une impression froide et lugubre dans l’air. Le professeur de l’eau demanda à l’adolescente de l’attendre dans le hall, puis il partit en direction de l’éducateur qui visiblement l’attendait patiemment.
A ce qu’on dit, la curiosité est un vilain défaut, Chunyan elle, s’en servait comme qualité. Elle avait un professeur, dans le temps, que les élèves les plus curieux, étaient les plus intelligents. Possible. Quoi qu’il en soit, en son honneur, elle suivit Longar, non dehors, mais à travers les couloirs du pensionnat ; maintenant qu’elle avait passé un certain temps avec lui, elle reconnaissait sa présence, aussi remarqua-t-elle qu’il s’arrêtait, donc elle en fit de même. Par chance, il y avait une fenêtre pile à cet endroit la, un peu trop haute, donc prit-elle une chaise et regarda par la fenêtre. On voyait parfaitement que l’adolescente était la : il y avait une touffe blanche, des yeux rouges, et des oreilles roses qui dépassaient. Elle, voyait Rongar et Longar parler ensemble. Longar parlait beaucoup plus, il enchaînait les phrases sans difficulté pendant que l’éducateur l’écoutait en silence. Sur le coup, la jeune albinos se maudit de ne pas pouvoir lire sur les lèvres, aussi naturellement se demanda-t-elle ce qu’ils se disaient.
La réponse vint :
° A ton avis ? °
Elle était revenue ! La voie était revenue ! Décidément, son absence ne durait pas longtemps…
* Qu’est ce que tu veux dire… ? *
° A tu veux de moi maintenant ? Non, je ne te le dirais pas. °
L’adolescente roula des yeux, puis se remit à regarder le professeur et l’éducateur.
° Parce que ce ne sont pas tes affaires, ni les miennes. ° Ajouta-t-elle.
C’est à ce moment-la qu’elle sentit Cristalline, sur ses épaules, relever la tête.
° Toujours aussi curieuse hein ? La voie, c’est moi. Mais le dis pas à Longar, je doute qu’il apprécie. Le médaillon que tu as trouvé dans ta poche, garde le sur toi, tout le temps, d’accord ? – elle marqua une pause – Je suppose que tu as plein de questions à me poser, je t’écoutes. °
* Pourquoi est ce que je ne dois pas parler à Longar hein ? Et pourquoi est ce que tu me pousse sans cesse au suicide hein ? T’es qui pour me faire ça ! Pas une amie c’est sûre, tu ne m’aurais pas incité à me noyer dans la première rivière qui se présenterait à moi, ou même ne m’aurait pas dit de partir à la poursuite de la personne qui avait brûlé là forêt et qui n’aurait eu aucune pitié de me tuer ! Et t’es quoi au juste ? T’es pas un chat normal, ça ne parle pas les chats, et c’et pas rose non plus !! *
° Calmes toi, t’énerves pas. Tout d’abord, je suis une chatte joyaux, Je suis très prisé par les hautes sphères pour le pouvoir de richesse que je représente. Et je ne parle pas. Tu entend mes pensées c'est différent °
Quelle différence.
° Pour ce qui est que je t’ai poussé au suicide, était que je voulais que tu t’ouvres aux autres, que tu ailles vers les autres, mais têtue comme tu es, bien sûr, je n’ai récolté que l’effet inverse. Aussi je me suis servie de Longar pour arriver à toi, c’est pour ça que je ne veux pas que tu lui en parles, il risque de se fâcher, et un Longar fâché n’est pas une chose agréable à voir. Crois moi. °
L’adolescente regarda un moment Cristalline, elle la tenait par les aisselles, la regardant droit dans les yeux. Puis finalement, la mit par terre, s’assit devant elle ; la chatte joyaux ne mit pas bien longtemps pour s’approcher d’elle et s’allonger sur ses jambes en ronronnant. Chunyan sourit puis la mit sur ses épaules, pourquoi pas après tout, elle pouvait bien la croire, mais elle sentait bien que la chose rose velue n’avait pas tout dit. Mais il était inutile de poser d’autres questions, elle ne répondrait pas ; elle était trop fatiguée. Elle le sentait : elle dormait à présent sur ses épaules.
C’est à ce moment la qu’elle se rappela où elle était, dans les couloirs, dans le pensionnat, en dessous d’une fenêtre où étaient le nouvel éducateur et le professeur de l’eau. Elle se remit sur la chaise et regarda par la fenêtre : ils se séparaient, l’un partant vers le pensionnat, l’autre dans le sens opposé. Chunyan regarda rapidement Longar, il fallait qu’elle se dépêche d’arriver dans le hall avant lui, aussi sauta-t-elle du siège et se mit-elle à courir le long des couloirs. Elle avait plus de distance à parcourir que le professeur car son chemin n’était pas en ligne droite, aussi fallait-il qu’elle se dépêche. L’adolescente arriva par un passage encore inconnu de la plupart des personnes du pensionnat au moment où le professeur entra dans le hall.
- Et bien Chunyan on dirait que tu as parcouru un cent mètre, d’où viens-tu comme ça ? Bah c’est pas grave. Dis moi, pourrais-tu t’occuper de Cristalline pendant un moment ? Ce n’est que temporaire, ne t’inquiètes pas. Vous avez l’air de bien vous entendre.
- Hum ? La garder ? Pas de problème, elle a déjà adopté mes épaules, et je suis sûre qu’elle adoptera aussi bien mon lit que le canapé du salon…
- Oh tu sais, elle adore les rebords des fenêtres lumineux.
- D’accord. Dites, de quoi parliez vous avec Rongar ? Cela n’avait plutôt l’air d’une conversation entre frères, un peu comme entre Lain et moi ; lorsqu’on se met en garde et qu’il pourrait arriver un accident pas accidentel…
- On a parlé de lui et de son passé, mais ne t’inquiètes pas il n’arrivera rien de fâcheux. Bien qu’il soit distant, froid et méfiant j’ai réussi à le faire un peu parler ; c’est possible lorsqu’on le prend par le bon bout. Je sais aussi qu’il a un appartement en ville pour entreposer certaines de ses affaires encombrantes. Mais il ne m’en a pas dis plus.
Chunyan hocha la tête, puis elle se rappela du pendentif qu’elle avait dans sa poche, aussi le sortit-elle.
- Ah, le pendentif, si tu le porte il attirera le regard sur lui, au lieu que sur tes yeux. Toi qui te trouve si horrible que ça ; d’une certaine manière il te rendra plus jolie.
L’adolescente fronça les sourcils, puis le rangea.
- Dans ce cas je ne le porterais pas ; si c’est pour voiler la vérité, ça ne sert à rien.
Le professeur de l’eau sourit, puis il dit à l’adolescente de retourner dans sa chambre, qu’elle avait l’air fatiguée, et qu’il fallait visiblement qu’elle se repose, et vite. Ce qu’elle fit.


L’embêtant avec Chunyan c’est qu’elle ne dort pratiquement pas. C’est très embêtant parce que lorsqu’elle ne dort pas ; il faut qu’elle bouge, qu’elle marche, elle peut difficilement rester dans une pièce sans bouger. Pour une raison encore inconnue elle réussit ce jour la à rester dans sa chambre jusqu’à l’heure autorisée pour sortir des chambres, soit six heures du matin. Donc, après une nuit blanche à être restée allongée, les yeux grands ouvert, dans son lit l’adolescente se leva finalement à six heures ; s’habilla, et sortit pour aller se promener dans les couloirs, chose qui n’est pas interdite.
Donc Chunyan sortit de sa chambre, de l’appartement un sac à son épaule, Cristalline sur ses épaules et commença à parcourir les différents long et sombres couloirs du pensionnat jusqu’à arriver près de l’infirmerie on ne sait comment. C’est alors qu’elle découvrit une personne assise devant, de loin on voyait qu’elle avait une grande touffe rouge sur le crâne ce qui signifiait que c’était un fils ou une fille du feu. Puis, plus elle se rapprochait, elle reconnu Gol, le copain d’une amie, Niwa. Elle aimait également bien Gol, enfin surtout Nrikkur, car son « maître » était quelque peu grognon – que ce soit en présence ou non de Niwa.
L’adolescente s’avança tranquillement jusqu’à arriver à sa hauteur ; il était assis d’où il était pile à la hauteur de l’adolescente debout.
- Bah ? Qu’est ce que tu fais la ?
C’est à ce moment la qu’elle remarqua qu’il saignait du nez. Visiblement il remarqua Cristalline sur ses épaules car il fit une drôle de tête.
- J’attends l’infirmière... Tu n’aurais pas un mouchoir s’il te plait ? Et heu... C’est quoi ce chat sur tes épaules ?
° Le chat lui dit bien des choses °
* Tais toi *
Aussi, l’albinos chercha un paquet de mouchoirs dans son sac ; qu’elle trouva après quelques péripéties dans le labyrinthe du sac – vert. Finalement elle releva la tête et le lui tendit qu’il s’empressa de prendre et de sortir un mouchoir pour se le coller sous le nez coulant.
- Le Chat ? Ah, c’est Cristalline... Heu, j’entendais une voix qui me poussait sans cesse au suicide, il s’avéra que c’était elle. Elle faisait ça apparemment pour me pousser vers les personnes, à me socialiser, chose ratée qu’elle en a récolté le contraire. Qu’est ce qui t’es arrivé ?
Gol semblait plutôt étonné de ce qu’il venait d’entendre mais resta pour autant le plus possible imperturbable.
- Moi ? Je suis tombé de l’escalier ce matin, résultat je saigne du nez et je crois que je me suis tordu la cheville...
- Tu pensais à autre chose ? Tu pensais à ta Nini ?
La chose à ne pas dire ; dans tout les mots que vous pouvez utiliser en présence de Gol, un seul est interdit : Nini. Soit, Niwa. Seul, lui a le droit de prononcer ce mot, si vous osez le faire vous vous retrouvez découpés en rondelles. Ce que n’oublia pas Cristalline de le lui faire remarquer, naturellement.
- Qui ?
- Aaaarh je suis désolée, oui, Niwa quoi... Excuses moi j’avais oublié... -.-‘ – Ne sachant plus quoi dire – Nrikkur !! Viens me faire un câlin !!!!!
Avant que Gol n’ai pu réagir, le dragon bleu-acier apparut dans un nuage de fumée violette et se jeta dans les bras de Chunyan qui était à présent assise sur le sol devant Gol.
- Hum... Et non je ne pensais pas à Niwa lorsque je suis tombé. Il ne t’est jamais arrivé de tomber ? J’essayais de penser à autre chose que d’écouter ce reptile. Ayant mal lassé mes lacets je suis tombé. Voila.
° Laisse, il a tord ! Il pensait à sa Niwa adorée, mais il ne veut pas l’avouer et préfère accuser ce lacet mal lassés sans défense qui n’avait rien demandé d’autre que d’être lacé avec tout les honneurs qui lui sont due. Par conséquent il a tord !! °
* Tais-toi *
- Si je suis tombée déjà...
- Chunyaaaannnn !!!! T’as entendu ? Il m’accuuuuuseuuuuuuuh !!!!!!!! Fit Nrikkur finalement.
L’adolescente prit le dragon et le serra dans ses bras, lui disant de ne pas écouter le méchant Gol. Mettant sa tête sur son épaule, comme on fait aux enfants, le dragon ne pouvait voir que Chunyan roulait des yeux ; elle compatissait pour Gol. Depuis qu’elle avait Cristalline elle s’avait ce que cela faisait d’avoir une personne dans sa tête, sans cesse, à dire des bêtises, critiquer ce que l’on fait...
C’est alors qu’arriva Katsumi, une tasse de café à la main.
- Et bien, que vous est-il arrivé ? Demanda-t-elle finalement à Gol alors qu’elle entrait la clé dans la porte de l’infirmerie.
Il n’eu pas le temps de répondre :
- Overdose d’amour. Cela dit par Nrikkur.
Chunyan, histoire de faire signe à la chose écailleuse de se taire, lui tapota sur la tête ; puis elle le rendit à Gol. Déjà qu’il était affaibli, elle ne voulait pas qu’il meure ; Niwa ne le lui pardonnerait jamais...
- Très bien. Suivez moi tout les deux.
- Heu... C’est que je n’ai pas besoin d’être soignée moi. Fit Chunyan, reculant d’un pas ou deux.
- Viens quand même.
* Misère... *
° Bien fait ! °
* Merci... *
Tout deux entrèrent dans l’infirmerie en suivant Katsumi, qui cette dernière fit asseoir Gol à un lit lui demandant d’attendre un moment. Quelques instants plus tard elle revint avec un pot contenant une patte verte comme celle de Yuna. Elle le lui passa, disant qu’il devait la mette sur sa cheville. Pour son plus grand malheur, cette patte avait déjà une apparence bizarre, mais en plus avait une odeur infecte ; mais il devait la mette sans quoi l’infirmière le lui mettrait de force. Elle les laissa encore un instant allant chercher autre chose.
- Tu sais ce qu’elle te veut ? Demanda finalement Gol.
- Hum ? Aucune idée... Peut être qu’elle veut encore me sermonner parce que je me suis énervée dernièrement... Elle m’aide un peu à moins m’énerver, d’abord de manière médicale mais ce n’est pas génial il faut l’avouer. Alors elle essaye d’autres manières mais je dois t’avouer que ça ne fonctionne pas vraiment non plus.
Gol l’écouta tout en mettant la patte verte infecte sur sa cheville mais ne pus répondre car Katsumi arriva justement à ce moment la, tenant deux comprimés dans sa mains droite et un verre d’eau dans son autre main.
- Tiens, ça c’est pour ton nez. Maintenant suis moi Chunyan.
Ce qu’elle fit directement après avoir posée Cristalline dormante sur le lit en face de Gol. Elle préférait les lits à ses épaules ce qui était normal, et de toute manière la chatte rose lui tenait trop chaud au coup. L’albinos entra dans le bureau à la suite de Katsumi qui s’était positionnée dernière le bureau la regardant d’un air sévère voir presque menaçant.
- Alors ?
- Alors quoi ?
- Ne joue pas à la plus forte avec moi, qu’est ce qui s’est passé ?
- Comment ça ?
- Ce chat, le saut de la falaise, la voie de ta sœur... Tu m’expliques ?
- Pourquoi est ce que je dois toujours tout vous expliquer ! J’en ai mare à la fin ! Laissez-moi ! Entre vous et le professeur de l’eau je ne peux plus rien faire ! Bon sang je ne suis pas une gamine qu’il faut sans cesse surveiller !
- C’est pourquoi tu as failli sautée de la montagne et que quelqu’un te sauve ? Bien sûr, il ne faut pas te surveille ! Réville toi petite idiote si tu ne veux pas qu’on te considère comme une enfant, agis comme tel !
Elles se toisèrent un moment du regard, se défiant. Chunyan était debout prête à s’énerver – donc séisme en vue – et Katsumi les mains sur le bureau regardait l’adolescente contrôlant sa colère. L’albinos ne le savait pas mais l’infirmière était entrain de réduire la colère qui était en Chunyan ; ce qu’elle sentit au bout de deux bonnes minutes, elle se sentit calmée.
- Calmée ?
- Oui. Je vais essayer, de me conduire comme une fille de mon âge... Mais essayer.
- Très bien.
Elles sortirent tout deux de l’infirmerie.
- Viens, je te raccompagne à ton appartement, tu ne dois pas poser le pieds à terre. Fit Chunyan en s’avançant.
Finalement, Katsumi lui donna des béquilles à défaut de ne pas pouvoir se faire aider par l’adolescente étant trop petite. C’est au moment de sortir de l’endroit sentant le médicament que la fille de la terre se rendit compte qu’elle avait oublié Cristalline sur le lit ; au fond. En revenant elle demanda l’heure à Gol.
- Dix heures et demie.
- Quoi ?! Dix heures et demie ?! Bordel de merde je suis à la bourre !! Désolée Gol, je te raccompagnerais bien mais je dois y aller.
Fit elle en se dirigeant vers son cours de Terre ; un dernier signe de la main au bout du couloir. Il y arriverait bien à monter les escaliers. Si elle devait se conduire comme une fille de son âge, elle devait déjà commencer par arriver à ses heures à ses cours.



Fin deuxième partie.


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MessagePosté le: 20/09/2008 20:41:04    Sujet du message: Chunyan... Une petite histoire xD Répondre en citant

Eh bien ! ça en fait d ela lecture !
Faudrait que j'imprime tout ça... ^^
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MessagePosté le: 04/12/2016 12:10:49    Sujet du message: Chunyan... Une petite histoire xD

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